Le blog d'un prêtresérieux, qui
ne se prend pas (trop) au sérieux, au moins sur Internet.Bienvenue, et n'hésitez pas
àfarfouiller un peu partout, il y a un peu de tout pour tout le monde : croyant ou non, jeunes ou vieux, pour rire ou réfléchir ! sur ces pages, sans doute
peu de réponses mais beaucoup de questions : ce sont elles qui font avancer !
Xavier Cormary, prêtre
ICTHUS
Iessous -CHristos
-THeou -Uios -Soter
Jésus Christ, Fils de Dieu Sauveur
Le poisson, (Icthus, en grec) était le signe de reconnaissance des chrétiens au temps des persécutions dans les premiers siècles de l'Eglise. Ceux qui se reconnaîtront dans ce
poisson, mais aussi tous les autres qui sont intrigués par les chrétiens et qui voudraient savoir ce qui se cache derrière ce signe, pourront trouver sur ces pages des éléments pour
avancer.
Voici quelques idées d'activités de catéchèse que j'ai gardées dans mes archives informatiques.Je serai ravi de vous envoyer le fichier informatique si vous me le demandez. Je complèterai cette liste au fur et à mesure de mes réalisations !
Adressez- moi un mail àcormary.xavier AT wanadoo.fren me précisant quel fichier vous souhaitez ! (Remplacer AT par @) * Tous niveaux
** Enfants en primaire
*** Adolescents
**** Adultes * jeu des 7 familles des saints( Fichier Word 4 Mo un peu lourd à transmettre)
un résumé de la vie de saints classés en 7 familles sous forme d'un jeu de cartes.
* Visiter une église : (Word)
une pédagogie pour accompgner des enfants et découvrir une église ( à adapter au lieu à visiter) ** Caté découverte sur la Bible ( Word)
Quelques activités pour un extra-KT lors d'un après-midi ou un temps fort, pour se plonger dans le monde la Bible.
* Rallye Mort / Résurrection (Word)
Un grand jeu (à adapter) pour déceler les signes de vie et de mort dans le village et entrer dans un temps fort autour de Pâques.
* Les grandes religions dans le monde ( Word)
Tableau récapitulatif pour résumer en un clin d'oeil les religions. * Des gestes et des rites pour notre foi ( Word A4 recto verso)
Un tableau qui explique simplement les gestes importants de la liturgie : se mettre à genoux , signe de croix ; geste de paix ; ....
*** Les mots de base de la foi( Word recto)
Un tableau avec une définition des mots incontournables de la foi : Jésus-Christ ; Bible ; croix ; Pâques ; sacrements ... avec une colonne pour que chacun réagisse et exprime son avis !
* Livret de vacances pour l'été : prier et vivre sa foi en vacances ( Word)
Ce livret propose à travers quelqus figures des saints célébrés durant l'été une petite biographie, une prière et une invitation à écrire une prière ou une réflexion.
* Toussaint et Halloween ( Word A4 recto verso)
Une fiche explicative pour bien donner le sens des fêtes de halloween, Toussaint et les Défunts.
* Texte à trous sur la Pentecôte ( Word)
Le texte des Actes des apôtres avec des mots manquants pour découvrir le récit en s'amusant.
*** Etre chrétien, ça sert à quoi ?( Word)
Une fiche avec des bulles qui rapportent des réactions de jeunes sur cette question. Idéal pour introduire un débat en aumônerie.
*** Fiches de présentations des 3 sacrements de l'initiation chrétienne ( 3 pages Recto Verso Word : 2,2 Mo)
Ces fiches illustrées reprennent le déroulement du baptême, de l'Eucharistie et de la confirmation pour présenter de manière détaillée le sens des rites.
*** Les 7 sacrements ( A4 recto Word)
Un tableau à compléter pour trouver les rites et les paroles bibliques correspondantes.
Une version viude pour les jeunes et la version complète pour la correction.
* La messe expliquée aux enfants (Word)
En ligne sur ce blog, quelques monitions pour expliquer les rites de la messe : ces monitions peuvent être lues en voix off durant une messe des familles.
*** Fiche pédagogique pour expliquer un bibliodrame ( Word)
Cette fiche destinée aux animateurs leur permettra de faire vivre aux jeunes ados un bibliodrame, manière de méditer la Parole de Dieu en l'habitant d'une manière inattendue.
* Tous niveaux
** Enfants en primaire
*** Adolescents
**** Adultes ** Dé de carême pour prier en s'amusant ( Word)
Ce dé à imprimer est à découper et à coller pour permettre aux enfants, durant le carême de penser à la prière de manière ludique en apprenant les grandes prières chrétiennes.
* St Vincent de Paul ( Word)
Biographie de St Vincent de Paul, brève ou complète et questionnaire pouvant servir de jeu de l'oie sur le saint. Une fiche avec quelques paroles de St Vincent est aussi à votre disposition.
**** La profession de foi ( Word)
Une fiche d'explications à la fois historique et pastorale pour des parents afin de bien cerner les enjeux et le lien de la profession de foi avec la confirmation, en lien avec baptême et
eucharistie.
* Questionnaire sur Jésus selon l'évangile de Luc ( Word)
Quelques questions à choix multiples pour découvrir le Jésus de St Luc
*** Dossier d'aumônerie sur la Mort ( Word)
à partir de témoignages et de textes divers, arriver à poser la questionde la résurrection pour des ados en groupe
*** Dossier d'aumônerie sur l'Eglise ( Word)
à partir de témoignages et de textes divers, ac'est la question de l'Eglise qui est en jeu pour des ados en groupe
*** Journal d'aumônerie ( Word)
Un journal réalisé par un groupe de collégiens qui peut donner envie ou exemple à d'autres groupes de regarder le monde par le petit bout de l'Evangile et devenir reporters en herbe. Actualité,
humour, vie locale, dossier culturel...
Dimanche 15 novembre : journée nationale du Secours Catholique ! Les
quêtes dans toutes les églises de France sont reversées en totalité auxœuvres du Secours Catholique. Le Secours Catholique est venu en aide, cette année, à plus d’un million quatre cent
mille personnes.
Une souscription paroissiale a été lancée. Elle nécessite pour l’avenir un
engagement financier des paroissiens. Dans quelques jours le Téléthon… Sans oublier les innombrables courriers dans nos boites à lettres appelant au don pour tant d’associations…
Les sollicitations sont nombreuses : lesœuvres et les urgences sont
multiples. Comment donner pour bien donner ? Sans doute devons-nous exercer une vigilance toute spéciale vis-à-vis des dons que nous faisons ! L’argent que nous donnons est-il
versé à des causes vraiment compatibles avec les valeurs que défend l’Evangile ? Les soupçons qui ont mis en cause les orientations de certainesœuvres qui ont pignon sur rue et
soutien médiatique, sont-ils écartés ?
Plus que jamais, chrétiens, nous devons discerner notre charité, nous informer
sur les projets et les solidarités mises en chantier. Notre don doit contribuer véritablement à soutenir les pauvres, à semer de l’amour dans notre monde. C’est notre responsabilité de donner
priorité à ce qui parait vital pour l’Eglise et pour le monde !
Chacun pour soi ? Dans notre société développée, informatisée, médiatisée, à la communication si rapide
et efficace, un paradoxe subsiste : la solitude.
Ils sont seuls toute la journée devant leur télé ou dans leur chambre bien confortable de la maison de
retraite, ces petits vieux qui peinent à avoir une visite mensuelle de leurs proches surbookés.
Elles sont seules et abandonnées ces personnes âgées qui ne voient même plus le facteur et attendent la fin
dans des journées qui se suivent et se ressemblent toutes.
Ils sont seuls et atrocement lucides, ces malades en fin de vie qui savent qu’est déjà entamée la dernière
ligne droite de leur existence.
Elles sont seules et souvent cachées, ces personnes handicapées dont on a presque honte tant leur handicap
est une souffrance pour leurs proches et que la société a du mal à accepter.
Ils sont seuls, et désespérés, ces accidentés qui se disent qu’ils auraient mieux fait d’y rester plutôt que
de vivre désormais paralysés.
Ils sont seuls, ces célibataires qui subissent leur célibat comme un échec, faite
d’avoir pu ou su rencontrer l’âme sœur.
Ils sont seuls et désenchantés ceux qui avaient construits une vie de famille, et ont été abandonnés, ceux
qui ont vécu des années de bonheur et se retrouvent seuls après la perte de l’être aimé.
Elles sont seules et proches du seuil de pauvreté ces familles monoparentales qui doivent chaque jour tenir
en équilibre un budget trop serré et un désir de voir grandir ses enfants dans la dignité avec des perspectives de lendemains plus lumineux.
Ils sont seuls et abandonnés ces marginaux qui vivent dans les rues, sur les trottoirs : seule la
solidarité de leurs semblables est une bouée de secours, devant leur vie insaisissable et inexplicable, qu’elle ait été choisie ou subie.
Elles sont seules face à un choix souvent sans surprise, ces jeunes femmes qui se retrouvent enceintes par
accident ou habitude, et qui n’ont d’autres perspectives d’une IVG propre et sans bavure.
Ils sont seuls et face à eux-mêmes, ces jeunes qui doivent se choisir un avenir, dans une société qui peine à
donner travail et perspectives à toute une génération qui entre dans un monde hyperactif qui n’a pas besoin d’eux.
Ils sont seuls face à eux-mêmes, pour leurs choix, ces jeunes qui n’ont reçu qu’une éducation affective et
spirituelle minimale, comme s’il suffisait d’avoir 18 ans pour être responsable, d’être poli et bien peigné pour être un adulte debout et sérieux.
Ils sont seuls et déchirés, ces enfants qui doivent assumer le drame du divorce de leurs parents, la mort
insaisissable et brutale d’un proche.
Ils sont terriblement seuls, ces adolescents, face à la rupture sentimentale sur laquelle ils fondaient toute
leur vie, face à la découverte de leur homosexualité qu’ils voudraient refuser jusqu’au bout.
Faut-il encore parler de solitude ou de solitudes ? Si toutes ces solitudes arrivaient à se
rencontrer, n’arriverait-on pas à surmonter le pire drame de nos sociétés qui se proclament développées ? Le développement doit-il forcément laisser de côté l’être humain au profit de la
technique et de la rentabilité ?
Ma foi en Dieu, ma foi en l’homme est un pont merveilleux sur lequel je m’avance ! Je veux à chaque
rencontre dire que toute solitude peut être vaincue par l’Amour plus fort que toutes les morts !
Combien s’est vite répandue l’idée que faire la fête, c’est boire ! La convivialité à la française suppose
une bonne bouteille de vin. La réussite de la méga teuf du samedi soir se mesurera au nombre de canettes, de bouteilles qui seront mortes dans la soirée.
Il est évident que cette idée ne saurait être combattue avec les seuls arguments de la raison : il peut
être déraisonnable de boire un soir sans pour autant devenir un alcoolique. Les arguments sont petits pour réfuter l'alcool avec son pouvoir décuplant, c’est sûr ! On sait l’effet
désinhibant de l’alcool : on va se lâcher plus facilement, avoir une attitude plus sociable, et peut-être aussi davantage décalée… Mais les risques se limitent-ils à une dépendance ?
Non ! Et les autres risques sont souvent minimisés parce que comme tous les risques liés à une imprudence, ils ne concernent que les autres : mort au volant (Combien connais-tu de personnes accidentées suite à un problème d’alcool ?) ou mort avec un éméché au
volant ( Il n’avait pas bu lui, mais il est monté dans la mauvaise voiture : pas d’chance !); abus sexuels de toutes sortes dans une soirée trop alcoolisée (pas de
statistiques : ça ferait tache !) sans parler des grossesses ou MST attrapées dans des
rapports non protégés (Comment on fait pour enfiler un préservatif quand on est bourré ?) bagarres ; malaises et comas éthyliques ; fin de soirée carpette sans pouvoir
profiter !
La fête se transforme facilement en cauchemar quand on imagine que l’alcool est un allié incontournable de la
fête réussie ! mais enfin, puisque je vais encore passer en disant cela, pour un vieux con ringard qui sait pas profiter de la vie, je lève mon verre d’eau à la santé de ceux qui mourront
encore cette semaine sur les routes après avoir trop bu, ou ceux qui finiront aussi par trouver que l’alcool est un médicament légal contre le mal de vivre ou contre la jeunesse ! Pour
devenir grand, rien de tel qu’une bouteille de vodka avant de partir en cours !
J'ai participé mardi soir au cercle du silence à Albi avec une centaine de personne, et les jeunes du MEJ que j'avais mobilisé pour l'occasion !Tous les derniers mardis du mois, cette manifestation silencieuse se répètera à Albi de 18h30 à 19h30.
Cette initiative suscitée par les frères franciscains de Toulouse, et qui s'est propagée dans de nombreuses villes de France, vise à protester silencieusement
contre les conditions de retention et d'expulsion des étrangers sans-papiers en France. Une loi vise à réprimer le delit de solidarité, l'aide que des personnes pourraient apporter à ces
personnes en situation de précarité ou de clandestinité.
Le cercle du silence, c'est un rassemblement silencieux d'une heure, sur une place publique. Toutes les personnes mobilisées restent en silence pour dénoncer la
politique d'immigration et les traitements inhumains infligés à certaines familles. On assiste à des charters et à des expulsions massives, décrétées au nom de "quotas" à atteindre. N'est-ce pas scandaleux ? Et personne ne dit rien... Nous non
plus, mais c'est une manière de dire notre révolte et notre désaccord.
L’Evangile est Parole de vie : au cours des siècles,
quand les hommes ont accueilli ce message et ont essayé de le vivre en vérité, l’humanité a grandi. Quand les hommes se sont détournés de ce message et du chemin que propose Jésus, la
haine, la peur et l’injustice ont eu le dessus. L’homme est divin, parce que l’homme est à l’image de Dieu : les hommes cherchent sans cesse un Dieu qui leur ressemble, alors que ce sont eux
qui Lui ressemblent.
Je crois en la grandeur de l’Homme, de TOUT homme, capable de semer le meilleur de lui-même dans ce monde en quête de lumière. Mais je vois, je sais aussi que
l’Homme est capable du pire pour la gloire, pour la puissance et pour les honneurs. Personne n’est jamais exempt de ces risques, pas même moi, pas même l’Eglise qui, au long des siècles, a
parfois renié l’Evangile pour ces mêmes motifs.
Pour moi l’Evangile est d’abord un chemin d’humanité, dans lequel je dois trouver, non pas des idées ou des convictions qui vont me séparer ou faire rejeter les
autres, ceux qui sont différents, ceux qui n’ont pas les mêmes valeurs, mais qui peut m’apprendre à les accueillir, à les respecter. Dur et long chemin : comment en effet être convaincu
d’une chose, et respecter le contraire dans la vie de ceux qui sont en face ou à côté de moi ? Justement, l’Evangile n’est-il pas ce chemin qui est loin de moi parce qu’il est chemin de
Dieu ? Je dois me décentrer de moi-même, oublier ce qui fait ma vie et ma foi si je veux vraiment accueillir l’Evangile, suivre le Christ qui a renoncé à lui-même pour rejoindre les pécheurs
que nous sommes !
Etre chrétien, c’est suivre le Christ jusqu’à l’extrême, suivre le Christs sur son chemin de croix où cette croix imprime en moi la marque d’un amour qui va au-delà
du raisonnable, au-delà du visible et du possible : « rien n’est impossible à Dieu ! » Les plus grands miracles, je le crois, ne sont pas ceux qui font se lever un paralysé ou
guérir un malade incurable ! Le plus grand, le plus vrai miracle, c’est quand l’amour de Dieu est capable de faire se rencontrer les contraires, les opposés.
Etre prêtre, pourquoi, pour qui ?
Ma mission de prêtre consiste uniquement à faire un lien. Construire un lien entre les hommes et Dieu, entre Dieu et les hommes.
Tout être humain est programmé pour le bonheur. Ce que nous vivons, les choix que nous faisons, les orientations que tous, nous donnons à notre existence, sont pour
répondre à notre soif de bonheur. Personne ne va agir librement, volontairement, consciemment et lucidement à l’encontre de son bonheur. Même le suicide, même la prise de drogue répondent à cette
soif immense de bonheur, qui hélas se fourvoie dans des chemins sans issue. L’être humain est en attente de bonheur, mais il est clair, rien qu’à regarder le monde, hier et aujourd’hui, que
l’homme cherche son bonheur dans une réponse qui lui soit personnelle, individuelle. Naturellement, l’Homme pense que son bonheur est en lui-même, qu’il est capable par lui-même d’atteindre
ce nirvana.
L’Evangile affirme exactement le contraire : ton bonheur est en l’autre, dans l’amour du prochain, dans le pardon, dans la vie donnée à l’autre. Ton
bonheur est en Dieu qui répondra à ta soif d’infini, d’éternité.
Etre prêtre, c’est répondre à cet appel afin que les hommes s’appuient d’abord les uns sur les autres pour vivre et chercher ce bonheur qui semble si inaccessible.
Et le seul moyen d’être crédible, c’est de prendre soi-même ce chemin-là, de manière volontaire, décidée, cohérente. Mon engagement est là : donner ma vie pour les autres, pour le monde,
quand il n’en a rien à faire, quand il est indifférent ; voilà mon chemin de crédibilité pour faire comprendre cette réalité : tout seul, dans ton coin t’es foutu ! Tu te
perds, tu te damnes dans des bonheurs imaginaires. Cela m’engage en urgence à tendre la main, à ouvrir mon cœur, à chercher à comprendre avant de juger, à soutenir avant de rejeter, à donner
avant de recevoir. Tous mes engagements humains prennent leur sens là.
Bien sûr, je pense que cela n’est possible qu’appuyé sur un amour et une Parole qui donne crédit à cette orientation : pour lutter contre le « chacun pour
soi » et l’indifférence, il faut être bien armé ! Le message de Jésus qui annonce un Dieu qui se fait proche, qui fait toujours le premier pas, qui chemine à notre rythme sur les routes
humaines, me semble crédible parce qu’il est profondément contraire à la tendance naturelle de l’homme : en ce sens il est « surnaturel ». Je fais confiance à ce message, au
Christ parce qu’il propose quelque chose de difficile, qui raisonne en moi comme un désir, mais un désir qui fait peur, qui est presque redoutable parce qu’il m’appelle à un dépassement.
Faire se rencontrer l’appel de Dieu et le désir de l’homme, faire retentir dans le « cœur de Dieu » les aspirations humaines les plus grandes et les plus
belles, sans oublier, la réalité et les limites des hommes, en commençant par les miennes.
L’amour que tu as dans le cœur, Il est beau et bon ! L’amour, vivre l’amour, faire
l’amour, c’est quelque chose de beau et de grand qui mérite d’être considéré, d’être valorisé. Parler d’amour, c’est parler de la vie, et de ce qui produit bonheur ou malheur au plus intime
de l’être humain. Aimer en vérité, c’est quelque chose de positif !
Arrête donc de penser que ce sujet, si intime et si précieux, ne serait pas exprimable, sinon
pour en parler de manière légère et détachée, en riant des sentiments qui sont à l’intérieur, comme s’ils ne construisaient pas ta vie profonde, comme s’ils ne touchaient pas quelque chose
de sacré au fond de ton cœur…
Avoir des règles de vie dans sa vie affective, c’est pas un carcan moral dont tu vas te
débarrasser quand tu seras un peu plus vieux. C’est positif parce que c’est au service de ton bonheur. Ce qu’il a de plus beau en toi, c’est cette capacité à aimer. C’est à la fois ce qu’il
y a de plus beau en toi, et en même temps ce qu’il y a de plus fragile et de plus précieux. La preuve, c’est que c’est dans ce domaine où vous pouvez être le plus heureux, et en même temps, c’est
cela qui peut te blesser le plus, et blesser l’autre aussi de manière irréversible.
« Je l’aime sincèrement » … Que de sincérités ont été à l’origine d’erreurs et de
mensonges ! Un acte, une parole un « Je t’aime » n’est pas vrai parce qu’il est sincère ! Il est vrai parce qu’il signifie réellement ce qu’il doit signifier. Il est vrai
parce que cet acte est vécu, cette parole est prononcée selon le projet de ton cœur. Et c’est là-dessus, c’est sur des choses objectives qu’il faut s’appuyer, si tu veux bâtir un bonheur
vrai, un bonheur durable et un bonheur solide.
La première chose pour être vrai, c’est de faire la distinction, ce qui est un peu difficile,
entre « être amoureux » et « aimer ». On a du te le dire dix fois : « être amoureux », la passion, qui suit la séduction, c’est un sentiment. Un sentiment c’est fluctuant. Un
sentiment je ne décide pas quand est-ce qu’il se pointe. Tu ne décides pas de qui tu tombes amoureux, tu ne décides pas quand est-ce que tu tombes amoureux. C’est ce qui explique très bien que,
marié depuis trois semaines, tu peux tout à fait tomber amoureux de la voisine ou de la nouvelle secrétaire. Ce sentiment, il débarque à l’improviste… l’important, c’est ce que tu vas en
faire... Et c’est là où tu peux commencer à être vrai. Si je veux être vrai, je vais prendre le temps. Prendre le temps c’est tout un programme ! Je vais prendre le temps de
discerner ce sentiment, de le faire naître à la vérité profonde de mon être. Si je suis déjà engagé, je vais stopper ce sentiment par ma volonté, je vais arrêter de le nourrir, je vais arrêter
d’entretenir une ambigüité dans le quotidien et dans ma tête. Au dessus du sentiment, il y a la volonté libre pour être fidèle. Donc le temps de discerner, le temps de laisser mûrir, (combien de
fois si on avait attendu avant de s’engager, ne serait-ce que six mois, on aurait vu que le sentiment, finalement, disparaît comme il est arrivé).
Prendre le temps… Pourquoi est-ce indispensable ? Pourquoi ? Parce qu’au début,
dans le sentiment amoureux, il y a forcément une part d’égoïsme qui est très importante et même opressante. C’est plus le besoin d’être aimé que je ressens, que le besoin d’aimer. «On sort
ensemble. - Ah bon, pourquoi ? - Et bien parce que… parce que je l’aime. - Comment tu vois ça ? - Eh bien… Eh bien quand elle est là, je suis hyper heureux, euh… vraiment elle m’apporte
énormément…euh, je me sens vraiment reconstruit, euh… et depuis la semaine dernière où j’avais cassé avec Unetelle, et bien c’est beaucoup mieux. ».C’est un petit peu égoïste ! C’est
peut-être vrai, c’est peut-être sincère ! Voyez ce gars-là il est sincère ! Mais c’est très égoïste ! C’est très égoïste ! Il remplit avec les autres ce besoin d’aimer qu’on a
tous en soi ! Or il va falloir prendre le temps, et prendre les moyens, de passer un jour peut-être, à « aimer », d’« être amoureux » à « aimer ». Et « aimer », c’est
quoi ? C’est un choix, libre, que je pose, et que je pose pour toujours, en tout cas avec l’intention que ça dure toujours, et du coup avec l’intention de construire quelque chose pour
toujours, voyez, parce qu’on ne peut pas aimer pour un temps, on n’est pas des CDD (contrat à durée déterminée) dans l’amour. L’amour vrai, ne peux pas supporter qu’il s’arrête ou
renonce !
La difficulté que tu connais peut-être, la question qu’on me pose souvent c’est de dire
«On est amoureux, et puis c’est un sentiment sincère, et puis on a le désir de pas faire n’importe quoi…et en même temps on est jeunes, les fiançailles, ce n’est pas pour toute suite,
qu’est-ce qu’on fait ? » Et bien c’est là… où il va falloir être un peu exigeant. Pourquoi ? Parce que justement dans toutes
les paroles que vous allez dire, dans tous les gestes que vous allez poser, il va falloir être vrai …Pour que ce soit beau, et constructif.
Ça le sera si tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, est vrai, c’est à dire si ça signifie vraiment ce qu’il y a dans votre cœur, là où vous en êtes. On ne dit pas à une jeune fille ou
à un garçon : « Je t’aime » si on n’est pas capable de lui dire en même temps : « Je m’engage avec toi , j’engage ma vie pour toi ». Pourquoi ? Parce que sinon, ce
« Je t’aime » qui est peut-être sincère, il n’est pas vrai. Pourquoi ? Parce que vous ne pouvez pas dire à quelqu’un que vous l’aimez si vous ne la connaissez pas en vérité, et ça, ça
demande du temps. Quand on aime quelqu’un, ça veut dire qu’on le choisit pour ce qu’il est, et non pas pour ce qu’il m’apporte, on le choisit pour ce qu’il est vraiment, et non pas pour ce dont
je rêve de lui ou d’elle. Et ça, ça demande du temps, d’apprendre à connaître l’autre. Ça demande du temps de dire à l’autre : « Je t’aime », non pas parce que j’ai besoin d’être aimé,
mais parce que je veux son bonheur, et je comprends que je t’aime parce que je veux ton bonheur au point de construire toute ma vie avec toi. Dire « je t’aime » à longueur de journée,
de SMS ou de profil Facebook, avec des cœurs partout, c’est un peu léger, et ce n’est pas très profond. Ces mots si profonds sont devenus banals. On les a au bout des lèvres sans cesse et de
manière spontanée. L’amour, c’est si spontané que ça ?
C’est clair que c’est exigeant ce que je vous dis là, parce qu’on sent bien qu’en nous-mêmes
on a un besoin immense d’être aimé et qu’on est souvent tenté d’aller au plus court, au plus rapide, parce que c’est plus facile, et parce qu’on a besoin d’exprimer tout de suite notre tendresse,
notre besoin d’affection, etc. Mais quel est donc l’enjeu ? L’enjeu aujourd’hui, c’est clairement de vous préparer à fonder un foyer, à vivre une relation durable qui sera LA relation de
votre vie et qui comblera vos attentes !
On ne se prépare pas à 25 ans à se marier, c’est à 15 ans qu’on commence.La façon dont tu vis tes dix années entre 15 et 25 ans prépare la solidité de ton couple. Si tu dis facilement « Je
t’aime » aujourd’hui, si tu embrasses facilement, si tu sors et que tu flirtes facilement aujourd’hui, je peux te promettre que tu seras incapable, ou ce sera en tout cas très dur de vivre une
vraie vie de couple, et d’être fidèle dans ton couple ensuite : difficile de vivre une vie de couple rayonnante, profonde, joyeuse, solide. C’est maintenant que ça se prépare. Et c’est
ça qui est génial : c’est que vos 10 ans, vos 10 années, 15-25 ans, c’est excellent parce que à la fois ce sont les années les plus sympas, les plus enthousiasmantes… C’est la vie étudiante,
c’est la vie lycéenne, on s’amuse bien… Et en même temps, ce sont les années les plus exigeantes. Parce que tout se prépare, tout se fait, toutes les grandes décisions intérieures se prennent
maintenant dans ton cœur. C’est maintenant que tu décides comment tu vas vivre ta vie affective.
Alors, il est un chemin très important pour vivre une vie affective ordonnée… Cherche de
vrais amis. Partage avec un ou deux ce que tu vis. Et dans chaque relation, vis d’abord un vrai temps d’amitié dans lesquels peuvent naître des sentiments qui sont plus que de l’amitié. Le cœur
de l’Homme est fait pour la vérité. Si tu essayes de la vivre, d’en témoigner, je peux te promettre que derrière les deux trois petits cons qui diront : « Elle est coincé, il est coincé
», qui se sont en fait que des jaloux, parce que eux se sont trop abîmés, trop brûlés ; d’ailleurs ceux-là et beaucoup t’envieront, te regarderont avec envie, et peut-être un jour viendront
te demander de les aider à vivre ce que tu vis.
Ne te contente pas d’un truc moyen, médiocre. Ta vie est faite pour
l’excellence !
Aie des amitiés vraies, et là aussi discernes. Des amis qui t’entraîne au mal, eh bien il
faut arrêter, il faut avoir le courage de leur tourner le dos !
Souvent les garçons me disent : « Moi je ne veux pas d’une fille facile comme
femme…par contre, d’ici là je me permets pas mal de choses. » Je veux dire c’est dégueulasse, ça. Si tu veux une fille bien, sois un garçon bien. Et aidez-vous mutuellement, entre amis.
Voilà.
Aujourd’hui c’est clair, et je ne joue pas le démago, je ne te mens pas, si tu veux vivre cet
idéal, tu vas en baver. Tu es en marche vers cet idéal, alors c’est un bon début, c’est clair. Mais l’enjeu est trop important. L’enjeu, c’est votre bonheur profond, votre bonheur vrai, un
bonheur en plénitude que Dieu te prépare, dès maintenant, que Dieu prévoit déjà dans Son Cœur. L’enjeu, c’est ton bonheur, et c’est aussi le bonheur de tous ceux qui te regardent et de tous ceux
qui pourraient - grâce à toi - comprendre qu’il est possible de vivre autre chose, qu’il est possible de vivre un amour vrai, un amour qui rend vraiment heureux.
Librement inspiré d'une conférence de l'abbé Pierre Hervé Grosjean
Par Miniritou largement inspiré d'une conférence de l'abbé Grosjean
Voici un message reçu
d'un ami qui habite dans la Belle Province. Lisez ce qui se passe au Canada pour un maire chrétien qui est pris à parti pour abandonner sa religion...
Aujourd'hui, en visite dans un collège public, j'ai été gentiment prié de ne pas faire valoir les droits d'informations pour les jeunes chrétiens du collège : impossible de faire passer une
information, ou de poser une affiche : elle risque d'effrayer... Qui ? Les élèves ? Pas du tout, mais choquer les anticléricaux qui gardent une image surannée de l'Eglise et érigent la laïcité en religion athée. Au moins, face à l'anticléricalisme, on
sait se défendre avec les armes de notre foi. C'est peut-être mieux que l'indifférence ?...
Bonjour à tous,
Le maire Jean Tremblay de Chicoutimi que vous devez certainement
connaitre subit depuis les 19-20 et 21 août 2009, un procès contre lui
à cause de la prière avant les réunions de conseil qu’il ne veut pas
abandonner (malgré les sommations reçues) à moins qu’une Cours de
Justice le lui ordonne.
Vous vous rappelez certainement de cette histoire qui à fait la une des médias.
C'est pas croyable, un procès pour une petite prière. Cet homme a
besoin de notre support particulièrement de nos prières pour le
soutenir.
Tandis que les procédures s’allongent et que le MLQ (Mouvement Laïque
Québécois) sollicite des argents auprès de ses membres et du grand public pour soutenir le plaignant : un dénommé Alain Simoneau; nous,
nous répondrons par la prière.
Oui, cette affaire est aussi l’affaire de tous les chrétiens qui
tiennent à la pratique religieuse, particulièrement ceux du Québec ...
Merci de faire prier le plus de monde possible. Plus nous serons
nombreux à prier, plus cela portera du fruit, mettant notre espérance
dans une issue du procès favorable au maire Tremblay.
Chaque jour, on voyait un vieux bonhomme tout voûté pénétrer dans l’église du village, sur le coup de midi,
quand sonnait l’angélus. Il n’y restait pas longtemps, mais il n’aurait jamais manqué ce rendez-vous.
La sacristine qui habitait sur la place le voyait entrer et sortir presque aussitôt. Inquiète, elle avertit
Monsieur le Curé. Intrigué, il décida de se poster derrière une colonne et d’observer. Notre ami entrait, allait jusque devant l’autel, faisait une génuflexion pleine de dignité et s’en
retournait. Plusieurs jours de suite, le curé observa le même rite. Il interpella enfin le mystérieux visiteur : « Que fais-tu là ? – Je viens faire ma prière, Monsieur le Curé. –
Elle n’est pas très longue… - Je sais. Je ne suis pas capable de mieux, mais elle Lui suffit. – Tu n’as même pas le temps de réciter un Avé maria. – Oh non ! Je dis simplement : Bonjour
jésus, c’est Simon ! »
Un jour, on ne vit plus Simon. La vieillesse gagnait du terrain. On l’avait emmené dans un hospice. Là, il était
bien soigné, mais personne venait le voir. Pourtant, il avait l’air heureux, surtout vers midi. A cette heure-là, chaque jour, son visage rayonnait. Sans doute s’agenouillait-il dans l’église de
son cœur et redisait-il la même prière : « Bonjour Jésus, c’est Simon ! »
C’était le dimanche de Noël. Midi approchait. Simon était endormi sur son lit. Au milieu du sommeil, il se mit à
sourire. Il rêvait. Il vit quelqu’un de beau et lumineux s’approcher de lui. Lentement. Paisiblement. Le regard plein d’amitié. Et puis, d’un geste de la main, cet inconnu le salua et lui
dit : « Bonjour Simon, c’est Jésus ! »
Commentaires