Pour La Rencontre

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"Je suis le Chemin,

et tu ne m'as pas suivi.

Je suis la Vérité,

et tu ne m'as pas cru.

Je suis la Parole,

et tu ne m'as pas écouté.

Je suis la Vie,

et tu ne m'as pas vécue...

Si tu es malheureux,

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Le blog d'un prêtre sérieux, qui ne se prend pas (trop) au sérieux, au moins sur Internet. Bienvenue, et n'hésitez pas à farfouiller un peu partout, il y a un peu de tout pour tout le monde : croyant ou non, jeunes ou vieux, pour rire ou réfléchir ! sur ces pages, sans doute peu de réponses mais beaucoup de questions : ce sont elles qui font avancer !

 

ICTHUS
Iessous - CHristos - THeou - Uios - Soter

 

Jésus Christ, Fils de Dieu Sauveur

Le poisson, (Icthus, en grec) était le signe de reconnaissance des chrétiens au temps des persécutions dans les premiers siècles de l'Eglise. Ceux qui se reconnaîtront dans ce poisson, mais aussi tous les autres qui sont intrigués par les chrétiens et qui voudraient savoir ce qui se cache derrière ce signe, pourront trouver sur ces pages des éléments pour avancer.

 

17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 20:03

Pourquoi je me suis engagé contre le mariage pour tous ?

La loi qui va être promulguée demain par la Président de la République permet à des personnes homosexuelles de se marier devant la loi républicaine et d’adopter des enfants.

Cette loi modifie fondamentalement le sens du mariage républicain et de la filiation.

D’une institution garantissant la stabilité de la cellule familiale dans la société française en crise d’avenir, le glissement qui s’opère aujourd’hui permet d’assumer désormais un lien entre deux personnes indépendamment de l’intérêt général de la société. Le mariage n’est plus au service de la société mais au service des individus qui la composent.

Cette transformation me paraît gravissime puisque désormais, la loi peut décider que des intérêts particuliers sont recevables, sans considérer l’intérêt plus général. Les revendications de tous ordres, dans cette société française désormais capable de privilégier l’individu sur le bien commun, devraient devenir nombreuses.

Il est à parier que les partisans de la polygamie, même si elle ne fait pas partie de notre culture, puissent invoquer désormais cette jurisprudence républicaine, au nom de l’égalité, pour bénéficier de « droits de s’aimer à plusieurs ». Et je n’ose pas penser à d’autres choix aujourd’hui inacceptables qui deviendront petit à petit légalisables…

Plus encore, la seule justification anthropologique capable de justifier l’équivalence légale de l’homosexualité et de l’hétérosexualité (je ne parle pas de la dignité des personnes qui dans mon esprit n’est pas en cause) met en avant la théorie du genre, qui nie la différence sexuelle, et gomme l’altérité sexuelle fondée sur la nature. Etre homme ou femme n’a pas d’importance, l’important étant d’être bien dans sa peau. Encore une fois, c’est l’individu dans ses désirs, ses aspirations profondes, si respectables soient-elles, qui prime sur la personne et sur la société.

L’adoption des enfants, qui est inhérente à la loi sur le mariage, avec la PMA et la GPA qui seront légalisés durant le prochain quinquennat présidentiel, parce que « égalité oblige » est une entreprise de destruction programmée de la famille, de l’enfant lui-même qui devient une « chose » entre les mains des adultes. Peu importe son intérêt supérieur, peu importe les conséquences sur son avenir : son présent, c’est d’avoir deux papas ou deux mamans.

Ce qui est profondément troublant, avec la théorie du genre qui s’invite dans l’enseignement de la République dès le mois de septembre 2013, c’est que l’objection de conscience de millions de français qui se sont mobilisés pour faire entendre leur opposition, n’a pas été entendue. Les manifestations qui ont lieu depuis le mois de novembre n’étaient pas des revendications partisanes, politiques, même si des partis d’opposition essaient de les instrumentaliser contre le gouvernement et la majorité parlementaire. Non, les centaines de milliers de français qui ont fait entendre leur voix ne revendiquaient rien pour leur pouvoir d’achat, leur intérêt personnel, leurs attentes individuelles. Ils se sont levés à cause de la voix de leur conscience qui criait au fond de leur cœur que l’humanité est en danger à cause des conséquences immédiates et à long terme de cette loi.

Le plus grave sans doute, dans notre pays, et pour ses dirigeants, est d’avoir ignoré ce cri de conscience, de l’avoir minimisé, ridiculisé, marginalisé. La loi est votée, mais la conscience, ma conscience reste révoltée et incapable d’accepter pareille évolution. Et si la loi et son application venait à museler et à interdire la liberté de conscience, alors, nous serions non seulement en danger de totalitarisme, mais bien évidemment amenés à faire des choix qui nous mettraient en danger face à un Etat qui prétendrait imposer à la conscience humaine ce qu’elle doit penser et ce qu’elle doit dire.

« A force de tout voir l’on finit par tout supporter…

A force de tout supporter l’on finit par tout tolérer…

A force de tout tolérer l’on finit par tout accepter…

A force de tout accepter l’on finit par tout approuver ! »

[Saint Augustin]

« A force de tout voir l’on finit par tout supporter…

A force de tout supporter l’on finit par tout tolérer…

A force de tout tolérer l’on finit par tout accepter…

A force de tout accepter l’on finit par tout approuver ! »

[Saint Augustin]

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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 13:38

Pour précisions ou informations,
contacter : 06.74.52.19.38
ou paroisse.st-sulpice @ wanadoo.fr ( sans espace)

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 15:09

Objet : Mariage de tous, pour tous

Opération : La minute citoyenne

Objectif : 1 000 000 de lettres à l’Elysée

30 secondes pour écrire 5 lignes à M. le Président de la République pour lui dire notre manière de voir les choses : « loi de tous, loi pour tous » ?

Vous écrivez de façon manuscrite 5 ou 6 lignes (pas plus, ce n’est pas la peine) à :

Monsieur François HOLLANDE

Président de la République
Palais de l'Elysée
55, rue du Faubourg Sain-Honoré
75008
Paris

Monsieur le Président,

Je ne suis pas d’accord avec cette loi du « mariage pour tous » et les effets qu’elle va avoir dans les mois et les années à venir. Je ne revendique rien pour moi. Je suis pourtant très inquiet de ce changement de civilisation que vous inaugurez et des conséquences sur la cohésion de notre pays. J’ai le sentiment que vous avez refusé une plus large consultation du pays par esprit idéologique. Je suis affligé par la priorité que vous avez donné à cette question si délicate, au détriment d’autres débats qui auraient moins divisé le pays et qui était, à mon sens bien plus importants.

Cordialement.

OU BIEN

Monsieur le Président,

Je vous fais part de ma totale réprobation quant au vote qui a approuvé la loi dite « mariage pour tous ». Je ne suis pas en accord avec le principe d’ « égalité » qu’elle prétend promouvoir, au détriment du respect de la diversité républicaine. Cette loi ouvre la porte à bien des revendications identitaires, et communautaristes. Fervent républicain, et citoyen français, je suis convaincu que la fraternité et le respect des personnes ne se construit pas avec la loi, mais dans un projet national commun, avec des idéaux issus du bon sens et du respect des plus petits.

Recevez mes salutations affligées.

NOTA BENE :

Et pour voir si votre lettre a été lue vous pourriez joindre à votre lettre un chèque d’1 ou 2 € en proposant ce geste au Président pour une contribution au budget de la politique familiale ou tout autre objet de la politique publique de l’Etat.

chèque à l'ordre du "Trésor Public"

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 00:12

La démocratie a parlé. Le parlement s’est prononcé largement en faveur d’une loi que je juge profondément terrifiante dans ses fondements et plus encore dans les conséquences qui sont déjà actées et celles qui ne manqueront pas de venir au jour, comme dans une logique implacable et automatique.

Beaucoup a déjà été dit et écrit sur ce sujet. L’égalité républicaine comme étendard de revendications légitimes en vient à mettre en péril le bien commun, privatisé et déformé au profit d’intérêts particuliers qui ne donnent pas priorité au Bien du plus faible, l’enfant, au bien du plus évident, dans le bons sens. On a justifié le meilleur de la famille homoparentale sur le dos du pire de la famille hétéro-parentale. On a présenté cette loi légitime car faisant partie du programme du candidat Hollande, sans qu’aucun débat, aucune réflexion préalable, aucun sondage, à ma connaissance, n’ait été fait sur le pourcentage d’électeurs ayant voté pour François Hollande favorables à cette proposition 31.


Le débat a eu lieu, certes, au parlement, dans les média. Je ne suis pas convaincu que les questions des opposants aient été entendues, la sainte homophobie confisquant toute argumentation sensée et honnête. Constat est fait aussi que les choses étaient décidées d'avance.

On a cru régler des problèmes humains qui concernent des personnes, des familles, par un tour de passe-passe juridique. La loi peut-elle instaurer, imposer la fraternité ? On entre dans l’ère d’un adulte-roi qui fait de l’enfant la chose à posséder, à inventer. On a canonisé les revendications sectorielles de lobbies occultes. On a anathémisé la conscience de ceux qui se sont levés, non pour eux-mêmes, mais pour l’avenir d’une société déjà mal en point à cause de la fragilisation de la famille, de l’éducation, de la vie humaine, d’un rêve d’avenir qui s’effondre au fil des tempêtes économiques qui terrassent la prospérité de notre pays.

Ignorer le cri de la conscience de milliers d’hommes et de femmes institue le mépris. Ignorer la nature humaine dans ses aspirations généreuses, dans les combats d’une liberté qui refuse la chosification de l’être humain, c’est s’exposer à une contestation profonde qui peut hélas dégénérer parmi les plus fragiles, les plus révoltés, les plus exaspérés… Ignorer la réalité en instituant des mensonges légaux, au nom d’une égalité qui vise l’uniformité des droits, c’est un totalitarisme insoutenable.

J’ai la foi. La foi en un Dieu d’amour qui m’invite à aimer. Jamais je n’ai ressenti la moindre haine, le moindre rejet envers des personnes homosexuelles. Je respecte leur « différence » et la part de souffrance due à un regard, à des attitudes de rejet dont ils sont victimes. (J’ai connu, dans une moindre mesure, ce rejet pour un autre motif : la couleur de mes cheveux…) Je n’ai jamais ressenti de la rancœur envers ceux qui défendent des idées qui sont contraires à mes principes et à mes convictions. Souvent, c’est l’incompréhension qui m’a gagné. Un questionnement pour essayer d’entrer dans la logique qui est leur. Comment être chrétien et avoir cette haine, cette méchanceté envers un frère, même homosexuel ? Mais comment justifier par l’Evangile la négation des différences par l’égalité ? Comment considérer chrétiennement un enfant comme un droit et faire d’une institution qui garantit une stabilité théorique à la société, un contrat qui régit seulement des désirs particuliers ?

La porte est donc ouverte au subjectivisme, au relativisme – et c’est cela le plus grave - puisque la loi remplace la raison. Je souhaite que la foi puisse éclairer cette raison, celle des hommes de bonne volonté, afin qu’ils trouvent, que je trouve avec eux, non pas de quoi justifier mes convictions, mais de quoi faire face aux chantiers de ce monde avec lucidité et confiance, non pour construire une société à ma mesure, telle que je la rêve, mais construire la civilisation de l’Amour.

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 00:36

Une entreprise de destruction massive

 

Quand on pille ton héritage, ne te sens-tu pas en droit de réagir ?

Les priorités du gouvernement, et de la majorité parlementaire, pas les priorités affichées avec lesquelles on ne peut qu’être en accord : lutte contre le chômage, les déficits publics… je parle des priorités effectives qui ressemblent à une entreprise de destruction massive de la société française, de la famille, de l’être humain… Ces priorités qui devraient passer en deuxième position devant tant de défis à relever, ces priorités là sont celles qui occupent le débat ou qui sont même insidieusement votées sans que de vrais débats puissent donner lieu à une prise de conscience des enjeux profonds qui sont mis en cause dans ces questions : le mariage homosexuel et la théorie du genre ; la recherche sur l’embryon ; les lois bioéthiques ; la régulation ou dépénalisation de la drogue avec salles de shoote ; la loi pour accompagner la fin de vie, autrement dit l’euthanasie.

 

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Les motivations affichées semblent généreuses et respectables : égalité de tous devant la loi ; la liberté de mourir dignement ; la recherche thérapeutique. De beaux idéaux qui devraient faire l’unanimité de l’opinion publique ! Tellement évident que des centaines de milliers de français, conscients qu’on est en train de leur vendre des vessies pour des lanternes, se lèvent et manifestent leur désaccord. Pire que ça, on dédaigne leur voix, on enferme leur conscience en retranchant ces débats derrière la représentation démocratique qu’est le parlement et qui doit exprimer la voix du peuple par son vote souverain.

 

La gravité des enjeux de ces questions de société est immense. Derrière la prétendue égalité revendiquée par les partisans du « mariage pour tous » se cache une destruction en bonne et due forme de la famille, de la complémentarité homme/femme, et pas seulement vis-à-vis des enfants dans l’adoption ou la fabrication d’enfants sur mesure. C’est l’existence même de la société qui est en cause, c’est l’existence humaine dans son vivre ensemble qui est menacée par la dénaturation de l’élément fondamental qu’est le mariage dans une société. Les arguments en faveur de la reconnaissance du mariage gay sont pauvres : d’autres pays l’ont fait avant nous ; égalité de droits ; reconnaissance de situations existantes ; lutte contre l’homophobie… Celui qui réfléchit un peu prend conscience de la futilité des arguments avancés : ce qui se fait ailleurs est-il légitime et un progrès ?  L’égalité peut-elle par décret instaurer la justice face à des différences insurmontables ? Tout ce qui existe est-il forcément une bonne chose à légaliser ? La différence de traitement de situations différentes est-elle une discrimination ?

 

Avec la confusion des genres et le relativisme absolu que les lois sont en train de mettre en place, avec la marchandisation de l’être humain, c’est toute la société qui prépare sa ruine. Les enfants à naître n’ont pas droit à être reconnus. Les vieillards agonisants seront bientôt en sursis, trop coûteux à accompagner, au vu des déficits de la sécu : on les poussera gentiment vers la sortie … Les enfants nés, mais pas comme il faut seront bientôt supprimés (une proposition de loi dans un pays vise l’élimination des enfants anormaux avant l’âge de 5 ans !) Et on propose de distribuer dans tous les collèges des préservatifs afin que des gamins de 6° puissent baiser sans risque pour découvrir très tôt que la capote est le remède miracle à tous les problèmes de contamination et de grossesses précoces.

 

Citoyen, il est encore temps de te réveiller et de te lever pour combattre la culture de mort qu’on te présente comme un progrès pour l’humanité. L’humanité en progrès, c’est l’humanité débarrassée des individus gênants, inutiles, non désirés ? L’humanité nouvelle, c’est celle qui choisit de se réaliser sur la liberté individuelle, au mépris des lois naturelles et des complémentarités légitimes ? L’humanité du XXI° siècle, c’est celle qui trouvera son apogée dans la technique pour se fabriquer elle-même une descendance sur mesure ?

 

Ma conscience humaine est révoltée. Le cri de mon cœur ne peut qu’être révolte et colère. Mon indignation pourrait se transformer en objection de conscience ou en désobéissance civile. Je ne peux pas accepter de vivre en laissant faire des lois qui vont réduire l’humain à un produit de consommation, esclave de la liberté souveraine des uns contre les autres.


Mon héritage, la part d’humanité que je possède ne peut pas se résoudre à ces choix là. Faut-il que l’homme soit si aveuglé pour envisager de se piller lui-même et de courir à son auto-destruction ?

 

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 13:39

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En ce jeudi saint, permettez-moi de dire ma joie d'être prêtre. On entend souvent parler des prêtres : vieux, surchargés, pédophiles... Beaucoup dans la société, dans l'Eglise même, affirment que le mariage des prêtres est pour demain, que l'on devrait permettre à ces hommes de se marier s'ils le souhaitent ( mariage pour tous oblige !) 

Mon célibat est à la source de ma vocation : je l'assume avec mes fragilités et mes limites. Je suis conscient de mes pauvretés, souvent infidèle au Christ. Je suis heureux dans ma vocation et dans le choix que j'ai fait voici déjà 14 ans.  Heureux d'être prêtre, heureux d'être homme, passionné par le Christ, son amour pour tous, sa miséricorde pour les plus petits. Passionné d'humanité, rencontrant tous ceux qui acceptent de m'ouvrir leur porte, de m'ouvrir leur coeur. 

Ma vie offerte au Christ, elle est aussi offerte à tous ceux qui cherchent un peu de lumière, une joie qui ne déçoive pas. 

Mon sacerdoce est cadeau pour vous, pour chacun, proche ou lointain, connu ou inconnu, croyant ou incroyant. Ma vie c'est le Christ, ma vie c'est vous !

 

Je dédie ce message à tous ceux qui veulent suivre le Christ de  plus près et qui s'interrogent sur la vocation de prêtre : A. C. G. R. A. L. H. A. G. B. et quelques autres sans doute !

L'appel du Seigneur est fidèle et son amour ne déçoit pas !

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 23:57

Dans ce temps de carême, l'ouverture aux pauvretés et aux précarités est un chantier prioritaire de l'Eglise. Les premiers mots du pape François rappellent d'ailleurs cela avec force ! La solidarité prêchée et vécue par bien des chrétiens laisse entrevoir des engagements nombreux de chrétiens dans tous les domaines de la charité, du soutien de toutes les pauvretés, qu'elles soient matérielles, intellectuelles ou spirituelles.

L'attention à ceux que la vie a blessés, que la société moderne laisse de côté revêt, pour moi comme pour de nombreux prêtres et de chrétiens, une importance particulière, sans doute à aiguiser et à développer encore.

 

Il existe pourtant aussi un autre chantier fondamental, parce que de sa préservation et de sa sauvegarde, découle le Bien des générations à venir. Ce chantier, ce combat d'aujourd'hui  engage l'humanité sur un chemin de vie ou de mort. Ce combat qui doit aussi, à mon sens, avoir priorité aujourd'hui : c'est la défense de la famille !
Le respect de la filiation, l'encouragement de la stabilité familiale, le souci que tous les enfants puissent avoir les meilleures chances de leur côté, tout cela doit nous mobiliser AUJOURD'HUI car c'est l'avenir de la société, de l'humanité, qui est en cause.


Les projets de loi iniques qui prétendent redéfinir les contours de la vérité anthropologique, qui veulent inventer une humanité nouvelle, aseptisée des différences, ces projets de loi doivent, à mon sens, être combattus avec la plus farouche des vigueurs !


Chrétien, je ne peux penser un instant qu'un enfant puisse devenir légalement un produit de consommation courante, que la maternité puisse devenir lucrative, que l'orientation sexuelle d'une personne puisse servir de revendication à l'égalité. La loi ne peut obtenir ce que la nature refuse, sinon l'humanité se condamne à sa propre déchéance. Elle piétinerait l'ordre de la nature, comme elle le fait hélas déjà depuis si longtemps à travers la sur-exploitation des ressources de notre planète.


Non l'humain n'est pas à vendre, n'en déplaise à Mme la Garde des Sceaux !


 

C'est pour cela que la manifestation nationale du 24 mars  à Paris a tout mon soutien !

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 12:42

« A force de tout voir l’on finit par tout supporter…

A force de tout supporter l’on finit par tout tolérer…

A force de tout tolérer l’on finit par tout accepter…

A force de tout accepter l’on finit par tout approuver ! »


[Saint Augustin]

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 23:41

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L’élection du pape François avec les premiers mots qu’il a prononcé ce mercredi 13 mars montre quelques éléments fondamentaux qui doivent nous interpeller :


-          + Un pape du bout du monde : l’humour a droit de cité dans notre vie chrétienne.

-          + L’allusion et la prière pour son prédécesseur : un rappel que nous ne nous faisons pas tout seuls. L’histoire de l’Eglise, notre histoire nous donne des vivres pour construire notre avenir.

-          + La demande de prier pour lui, son ministère d’évêque de Rome : un acte d’humilité qui place la prière au dessus de toute chose, avec une vision oecuménique du rôle du pape.

-          + La bénédiction que le Saint-Père a donné à la ville et au monde (urbi et orbi) : nous rappelle que l’Eglise est universelle et que ce que nous vivons en France n’est pas forcément normatif.


J’en retiens quatre enseignements :


-          La joie de la foi : mon témoignage silencieux mais souriant aura plus d’impact que des grands discours.

-          Connaître son histoire peut donner un élan nouveau à notre vie, à notre foi ! L’histoire de nos ancêtres ne mérite-t-elle pas notre attention ?

-          La prière, les sacrements, spécialement ceux qui sont oubliés, la confession, le sacrement des malades…  Notre manière de vivre la messe, de prier en ouvrant l’Evangile… Tout cela ne doit-il pas trouver une nouvelle place dans notre vie ? Ne doit –on pas envisager de changer, de retrouver le chemin de la confession ou d’une ferveur eucharistique ?

-          Le don de Dieu est premier : voir tout venir de Dieu et se servir de tout pour aller à Dieu : telle est notre foi, la foi de l’Eglise ! Soyons fiers de notre Eglise : elle porte un message de vie et d’amour, au nom de Jésus-Christ !

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 00:03

 

N.B. NON JE NE FAIS PAS DE LA POLITIQUE... JE LAISSE PARLER MA CONSCIENCE !

 

Vous, Président de la République, garant de l’unité et du Bien commun de la nation française,

Vous, Président de la République, serviteur de la cohésion sociale et du souci des plus faibles,

Vous Président de la République, théoricien du dialogue et soucieux de la démocratie,

Vous, Président de la République, attaché aux valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité,

 

Vous, M. Hollande, je vous accuse !

 

Vous avez renoncé, et les circonstances vous l’imposent, à la réduction du déficit budgétaire de 3% sur cette année 2013. Votre intention de renoncer à une partie de vos salaires avec vos ministres a été balayée par le conseil constitutionnel. On n’en parle plus ?

Votre rôle n’est-il pas de dire la vérité aux français, au sujet de cette crise, qui n’est pas que passagère, mais qui est déjà récession pour nos pays occidentaux ? Votre discours qui fait entendre non pas la vérité mais un discours faussement rassurant me révolte.  Nous vivons largement au dessus de nos moyens, depuis longtemps. Le temps des vaches maigres est arrivé : quand prendrons-nous la mesure de cette réalité ?

N’allez-vous pas aussi caler sur le cumul des mandats, en enterrant aussi cette promesse là ?

 

Face aux défis immenses, que votre mission vous engage à relever, moi français avec tous les hommes  de bonne volonté, conscients que l’unité nationale doit faire face à ces défis avec vous, nous voudrions pouvoir vous suivre pour engager notre pays sur un chemin de lucidité et dans des combats difficiles. Nous voudrions pouvoir vous savoir engagé pour la France, son présent et son avenir. Or, me voici profondément troublé et consterné face aux choix idéologiques qui divisent et abîment profondément et durablement les valeurs qui ont construit notre pays et sur lesquels vous entendez construire la France de demain. Les urgences sont-elles sur des sujets aussi délicats qui touchent à la famille, au respect de la vie, à la souffrance ?

 

C’est au nom de la liberté que vous allez autoriser à tous les lobbies avides de manipulation, et de transgressions inutiles, le droit de faire des embryons et des foetus de la chair à saucisse pour des expérimentations inutiles, la science (prix Nobel 2012 de Médecine) ayant démontré que les cellules souches non embryonnaires ont les même potentialités… Dictature de la liberté, libertaire et liberticide... 

 

C’est au nom de l’égalité que vous poussez en urgence une loi dite du mariage pour tous où le désir d’une ultra minorité, peut abattre la réalité fondamentale qui constitue, que vous le vouliez ou non, la base de toute civilisation : la complémentarité sexuelle. C’est au nom de cette même égalité que vous allez permettre en toute légalité à des enfants d’être privés de leurs parents biologiques, créant une discrimination égalitaire. C’est au nom d’une égalité certaine qui adviendra que l’on fabriquera des enfants sur commande, pour répondre à un désir d’enfant. Vous ouvrirez ainsi le droit de chaque citoyen de revendiquer dans une loi la reconnaissance de comportements ou de désirs personnels. C’est sans doute aussi au nom de cette même égalité que vous avez ignoré la plus grande manifestation de ces dernières décennies, que vous avez muselé 700 000 français qui se sont mobilisé pour faire entendre la voix de leur conscience face à ce projet inique. 

 

C’est au nom de la fraternité que vous allez, à cause de situations douloureuses exceptionnelles, ouvrir le « droit de mourir dans la dignité » en rendant ce droit très exceptionnel, mais aussi très légal : la pente très glissante qui conduira de plus en plus, pour des raisons de confort et de convenance particulières à supprimer une vie sera accessible. Comme en son temps, l’avortement dépénalisé a été légalisé, souvent pour des raisons de confort et de facilité. Cette loi fratricide sera le coup de grâce à cette société.

 

Non M. le Président, je ne suis pas d’accord avec votre liberté, votre égalité, et votre fraternité. Ce ne sont pas les miennes !

 

J’accuse votre politique qui touche l'être humain de mener à sa ruine notre belle nation. 

J’accuse vos orientations idéologiques de mettre en péril l’humanité.

J’accuse vos choix de société de faire de l’être humain une marchandise.

J’accuse vos convictions d’un aveuglement inouï qui fait de l’Homme un loup pour l’homme.

 

Parce que le monde est en crise, parce que la France n’est plus véritablement animée par ce bel idéal de liberté, d’égalité et de fraternité, oui il est héroïque de vouloir encore porter la noblesse de cet idéal, sans se servir de ces grands mots pour pousser une idéologie partisane.

 

A défaut de pouvoir construire le France de demain, renoncez à détruire la France d’hier.

A défaut d’assumer la France d’hier, renoncez à détruire la France de demain !

 

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