la pensée du mois

 

Icône de l'année de l'Appel - Diocèse d'Albi

(oeuvre de Michaël GRESCHNY)

 
"Quand à la messe,
je tiens le Bon Dieu,

que peut-il me refuser ?
St Jean-Marie Vianney
curé d'Ars

BLOG recommandé par :

 Le Père Sonnel, le Père Naud, le Père Noël, le Père Turbé.

  L'abbé Chamel, l'abbé Cassinne, l'abbé Tonnière
l'abbé Nitier, l'abbé Cane, l'abbé Vitré.

   Son Eminence Grise.

 Saint Thol, Saint Zano, Saint Cère, Saint Thèze.

  et par moi, évidemment (pas encore saint!)

 

Bienvenue chez moi !

Le blog d'un prêtre sérieux, qui ne se prend pas (trop) au sérieux, au moins sur Internet. Bienvenue, et n'hésitez pas à farfouiller un peu partout, il y a un peu de tout pour tout le monde : croyant ou non, jeunes ou vieux, pour rire ou réfléchir ! sur ces pages, sans doute peu de réponses mais beaucoup de questions : ce sont elles qui font avancer !
Xavier Cormary, prêtre

 

ICTHUS
Iessous - CHristos - THeou - Uios - Soter

 

Jésus Christ, Fils de Dieu Sauveur

Le poisson, (Icthus, en grec) était le signe de reconnaissance des chrétiens au temps des persécutions dans les premiers siècles de l'Eglise. Ceux qui se reconnaîtront dans ce poisson, mais aussi tous les autres qui sont intrigués par les chrétiens et qui voudraient savoir ce qui se cache derrière ce signe, pourront trouver sur ces pages des éléments pour avancer.

 

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Idées caté jeunes

Voici quelques idées d'activités de catéchèse que j'ai gardées dans mes archives informatiques. Je serai ravi de vous envoyer le fichier informatique si vous me le demandez.
Je complèterai cette liste au fur et à mesure de mes réalisations !


Adressez- moi un mail à
cormary.xavier AT wanadoo.fr en me précisant quel fichier vous souhaitez ! (Remplacer AT par @)

* Tous niveaux
** Enfants en primaire
*** Adolescents
**** Adultes



* jeu des 7 familles des saints
( Fichier Word 4 Mo un peu lourd à transmettre)
un résumé de la vie de saints classés en 7 familles sous forme d'un jeu de cartes.

* Visiter une église : (Word)
une pédagogie pour accompgner des enfants et découvrir une église ( à adapter au lieu à visiter)

** Caté découverte sur la Bible
( Word)
Quelques activités pour un extra-KT lors d'un après-midi ou un temps fort, pour se plonger dans le monde la Bible.

* Rallye Mort / Résurrection (Word)
Un grand jeu (à adapter) pour déceler les signes de vie et de mort dans le village et entrer dans un temps fort autour de Pâques.

* Les grandes religions dans le monde ( Word)
Tableau récapitulatif pour résumer en un clin d'oeil les religions.

* Des gestes et des rites pour notre foi
( Word A4 recto verso)
Un tableau qui explique simplement les gestes importants de la liturgie : se mettre à genoux , signe de croix ; geste de paix ; ....

*** Les mots de base de la foi ( Word recto)
Un tableau avec une définition des mots incontournables de la foi : Jésus-Christ ; Bible ; croix ; Pâques ; sacrements ... avec une colonne pour que chacun réagisse et exprime son avis !

* Livret de vacances pour l'été : prier et vivre sa foi en vacances
( Word)
Ce livret propose à travers quelqus figures des saints célébrés durant l'été une petite biographie, une prière et une invitation à écrire une prière ou une réflexion.

* Toussaint et Halloween
( Word A4 recto verso)
Une fiche explicative pour bien donner le sens des fêtes de halloween, Toussaint et les Défunts.

* Texte à trous sur la Pentecôte
( Word)
Le texte des Actes des apôtres avec des mots manquants pour découvrir le récit en s'amusant.

*** Etre chrétien, ça sert à quoi ? ( Word)
Une fiche avec des bulles qui rapportent des réactions de jeunes sur cette question. Idéal pour introduire un débat en aumônerie.

*** Fiches de présentations des 3 sacrements de l'initiation chrétienne
( 3 pages Recto Verso Word : 2,2 Mo)
Ces fiches illustrées reprennent le déroulement du baptême, de l'Eucharistie et de la confirmation pour présenter de manière détaillée le sens des rites.

*** Les 7 sacrements ( A4 recto Word)
Un tableau à compléter pour trouver les rites et les paroles bibliques correspondantes.
Une version viude pour les jeunes et la version complète pour la correction.

* La messe expliquée aux enfants
(Word)
En ligne sur ce blog, quelques monitions pour expliquer les rites de la messe : ces monitions peuvent être lues en voix off durant une messe des familles.


*** Fiche pédagogique pour expliquer un bibliodrame ( Word)
Cette fiche destinée aux animateurs leur permettra de faire vivre aux jeunes ados un bibliodrame, manière de méditer la Parole de Dieu en l'habitant d'une manière inattendue.

* Tous niveaux
** Enfants en primaire
*** Adolescents
**** Adultes


** Dé de carême pour prier en s'amusant
( Word)
Ce dé à imprimer est à découper et à coller pour permettre aux enfants, durant le carême de penser à la prière de manière ludique en apprenant les grandes prières chrétiennes.

* St Vincent de Paul
( Word)
Biographie de St Vincent de Paul, brève ou complète et questionnaire pouvant servir de jeu de l'oie sur le saint. Une fiche avec quelques paroles de St Vincent est aussi à votre disposition.

**** La profession de foi ( Word)
Une fiche d'explications à la fois historique et pastorale pour des parents afin de bien cerner les enjeux et le lien de la profession de foi avec la confirmation, en lien avec baptême et eucharistie.

* Questionnaire sur Jésus selon l'évangile de Luc
( Word)
Quelques questions à choix multiples pour découvrir le Jésus de St Luc

*** Dossier d'aumônerie sur la Mort ( Word)
à partir de témoignages et de textes divers, arriver à poser la questionde la résurrection pour des ados en groupe

*** Dossier d'aumônerie sur l'Eglise ( Word)
à partir de témoignages et de textes divers, ac'est la question de l'Eglise qui est en jeu pour des ados en groupe

*** Journal d'aumônerie ( Word)
Un journal réalisé par un groupe de collégiens qui peut donner envie ou exemple à d'autres groupes de regarder le monde par le petit bout de l'Evangile et devenir reporters en herbe. Actualité, humour, vie locale, dossier culturel...

Images Aléatoires

M. Bonheur, cet hôte si précieux et si discret qu'on a tant de mal à apprivoiser, et qui s'enfuit quand on ne le nourrit pas ou quand on se laisse séduire par ses ennemis jurés : satiété et superficialité.

Ses cousines sont pourtant là : gratitude et considération. Elles sont toujours prêtes à lui prêter main forte, afin que M. Bonheur trouve sa place dans nos vies.
Pourtant, jamais il ne s'imposera ; jamais il ne se mettra en avant, car comme M. Silence, son ami, c'est sans doute dans les choses les plus simples, les plus exigeantes aussi que M. Bonheur trouve sa place parmi nous !

M. Bonheur, soyez le bienvenu, faites comme chez vous. Mais chez nous, apprenez-nous à être chez vous !
Par Miniritou
Lundi 29 juin 2009
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Réfléchissons encore un peu plus loin que les simples enjeux économiques qui ne sont pas majeurs : La société repose sur la vie de famille. Les dérogations sont déjà nombreuses pour l'ouverture de commerces le dimanche. Or avoir un jour commun à un maximum de personne qui peuvent se retrouver pour se rencontrer, vivre des temps privilégiés dans les événements ordinaires ou extraordinaires de la famille ( anniversaires ; fêtes etc) est essentiel à la cohésion sociale.
L'illusion est réelle quand est affirmé, malgré de nombreuses protections juridiques, que ce ne sont que les personnes volontaires qui travailleront le dimanche. D'abord parce que les couches sociales inférieures, celles dont la vie familiale est d'ailleurs la plus précaire, qui seront incitées financièrement au travail dominical, ensuite parce que la pression du patron, la pression sociale se fera plus forte !

Regardons les effets de la dérèglementation des rythmes scolaires : selon les écoles, les académies, parfois même dans une même commune, des jours d'école différents, et ce sont toutes les activités sociales qui deviennent compliquées à organiser : mjc ; sports ; éducation religieuse... Des cousins habitants dans différentes académies ne peuvent plus guère se rencontrer excepté durant l'été ! La déréglementation du rythme de repos hebdomadaire basé sur un jour fixe pour un maximum de personnes, provoquera des effets non négligeables sur la vie de famille, déjà bien mal en point. Sous prétexte de "liberté, d'égalité", on produira, j'en suis convaincu, une perte plus grande de repères familiaux et sociaux chez les jeunes, les enfants qui sont aussi beaucoup ballotés dans des familles séparées. "Un week-end chez papa, un autre chez maman, mais elle travaille, donc je reste chez papa, mais je vais chez maman le week-end d'après, deux fois de suite... "

Le travail du dimanche est une illusion qui aura des effets contraires au but recherché à long terme. J'entends des politiques, ce matin M. Raffarin sur I télé, qui affirme vouloir mettre l'individu au centre. Quelles sont les motivations profondes de ce projet de loi ? Je ne pense pas qu'il aille dans cette direction.



Donnez votre avis sur le blog de l'UMP : ICI
Par Miniritou
Lundi 29 juin 2009
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Je reçois ce matin un diaporama qui met en garde contre la consommation de Coca Cola, document, se disant inspiré de l'Intitut Pasteur, prétant à cette boisson si populaire, des effets nocifs cachés... J'allume la télévision, et je tombe sur une publicité de la même marque : "Ouvre une bouteille de coca-cola, ouvre du bonheur !"

Etrange conception du bonheur ! Se faire plaisir, ou être heureux ? Voilà bien un sujet complètement faussé dans la mentalité contemporaine : " ya pas de mal à se faire du bien !" Voilà la conception du bonheur que propose notre société ! C'est faire cas de bien peu de profondeur et cherche un petit bonheur à la semaine, ou même à vivre dans l'instantané, le temps de vider sa canette...

C'est affligeant...

"Qui nous fera voir le bonheur ? sur nous Seigneur que ton visage s'illumine ! " ( Psaume 4)
Par Miniritou
Lundi 22 juin 2009
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L'émission "Toute une histoire" présentée par Jean-Luc Delarue lance un appel à témoins pour recueillir des témoignages sur ce sujet :

 

"Les prêtres sont ils des hommes comme les autres ?"

 

Et voici les témoignages que France 2 attend :

 

* Vous êtes prêtre et vous entretenez une liaison secrète avec une femme

* Vous avez décidé de quitter les ordres après être tombé amoureux

* On dit de vous que vous êtes un prêtre hors du commun (style vestimentaire, mode de vie…)

* Vous entretenez une relation amoureuse avec un prêtre, vous souffrez de ne pas pouvoir vivre votre amour au grand jour

* Vous êtes l’enfant caché d’un homme d’Eglise

* Au contraire vous ne comprenez pas qu’un homme d’église puisse rompre ses vœux

 

 

Je suis un prêtre extraordinaire ! Je mesure 1m 86, je pèse 90 kg, j’ai 37 ans et je suis roux. On me prend parfois pour un irlandais : je n’ai aucun lien de sang avec des irlandais (surtout qu’en ce moment, il ne fait pas bon être prêtre et irlandais au regard des exactions abominables commises par des religieux dans les orphelinats), et je suis un fier tarnais, attaché à ma terre albigeoise…

 

Je suis un prêtre extraordinaire ! Cela fait déjà 10 ans que ça dure  et ça pourrait bien durer encore longtemps ! Lorsque je me suis engagé, je n’imaginais guère, du haut de mes 27 ans, ce qui m’attendait dans ce rafiot ! Je me suis avancé, j’ai répondu OUI, je me suis allongé dans la cathédrale, et un gars sympathique et souriant m’a mis les mains sur la tête. On m’a ensuite habillé tout de blanc…

 

Je suis un prêtre extraordinaire ! En devenant prêtre, je me suis engagé au célibat ! Célibat d’amour exclusif pour dire aux hommes devenus sourds que l’amour de Dieu remplit mon cœur, et soutient mon corps ! Je ne suis pas un extra-terrestre. Je demeure fragile et pécheur dans mon humanité et ma virilité. Pourtant, je vis ce célibat dans la joie que Dieu me donne…

 

Je suis un prêtre extraordinaire ! Je m’habille parfois, toujours pour sortir ! Col romain ou tee-shirt hawaïen, chemise ordinaire ou veste sombre, j’aime qu’on reconnaisse que je suis prêtre, mais j’ai horreur qu’on m’enferme dans une fonction théorique, qu’on m’assimile au curé X ou Y, parce que je m’appelle MOI.

 

Je suis un prêtre extraordinaire ! En vivant mon sacerdoce, je rencontre des personnes très différentes. Des croyants, beaucoup, des mal croyants, encore plus ! Des incroyants, si peu ! Dans de si riches rencontres, je croise de la joie et des personnes heureuses. Je rencontre aussi la souffrance, la peur et la solitude. Je croise chez l’un la mort qui arrache et sépare, je devine chez un autre, la mort qui devient seule issue de secours. Les pauvres et les pécheurs sont mes compagnons quotidiens. Je tente de les accueillir d’abord comme des frères !

 

Si je suis un prêtre extraordinaire, ce n’est pas à cause de ce que je suis ou de ce que je fais, mais parce que je sais que le Christ agit en moi, qu’il parle par moi, et qu’il pardonne par moi. Si je suis un si extraordinaire prêtre, c’est d’abord et surtout parce que le Christ a fait de moi son envoyé, et qu’il se sert de mes si grandes faiblesses, de mes pauvretés et de mes limites pour annoncer au monde son amour ! Bien sûr, ça ne fait pas très racoleur pour la télé, ce genre de grandeur ! M’en fiche…

 

Je ne suis pas si extraordinaire que ça finalement : je n’ai ni liaison secrète avec une femme, ni relations obscènes qu’on prête parfois à tous les prêtres à cause de quelques uns. Je ne suis amoureux que de cette femme qui un jour à dit Oui de tout son cœur, de tout son corps. Je ne suis jamais habillé de manière excentrique ou provocante, au point de choquer quelques uns de mes paroissiens. Je n’ai pas l’intention de renier mon engagement. Depuis 10 ans, je suis prêtre, chrétien, pécheur, mais heureux de servir le Christ dans son Eglise. Je suis prêt à poursuivre la mission qu’il me confiera, pour sa plus grande gloire et le salut de mes frères en humanité !

 

Texte dédié à Julien…

Par Miniritou
Mercredi 3 juin 2009
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Frères et soeurs en Christ,

En tant que prêtre et que curé de paroisse, je suis inquiet. Inquiet pour l'avenir de nos communautés. Nous percevons des signes d'espérance qui permettent de garder confiance en l'avenir et qui donnent la joie de suivre le Seigneur avec un élan renouvelé au quotidien : des enfants demandent le baptême et conduisent leurs parents à s'interroger. Des adultes prennent la route de l'Evangile et lui donnent une crédibilité dans un monde qui semble ignorer et rejeter la foi chrétienne, comme étant dépassée, déplacée.

Mon inquiétude de pasteur se focallise sur un point précis au milieu de ces signes d'espérance qui font mon bonheur de prêtre. La catéchèse est en pleine effervescence. De nouveaux chemins pour proposer la foi se mettent en place, suite au congrès Ecclesia en 2007. Dans notre diocèse, une année de la catéchèse en 2009-2010 permettra de mettre en place un projet diocésain de catéchèse.

Mais il est inquiétant de constater l'absence d'intérêt de la grande majorité des derniers chrétiens pour la proposition de la foi. Proposer la foi, ce n'est pas uniquement faire le catéchisme : le manque flagrant de catéchistes dans les communautés chrétiennes n'est que le symptome plus grave et plus profond d'une indifférence qui a atteint beaucoup de chrétiens : vivre sa foi, dans son coin, sans témoigner de cette espérance, est-ce encore être chrétien ?
Sous couvert de respect d'autrui, dans le malaise que beaucoup ressentent dans leur foi par rapport à la société jusque dans leur propre famille, beaucoup de chrétiens se contentent de vivre leur foi à l'intérieur : ne pas faire de vague, ne pas partager son espérance pour ne pas l'imposer aux autres, ne pas afficher de signe ostentatoire de peur que la vue d'une croix indispose notre voisin...
Le plus difficile de l'Evangile, n'est-ce pas vivre mon attachement au Christ afin qu'il m'inspire des paroles et des actes qui soient cohérents avec cette foi que je professe ?


Je suis inquiet parce que beaucoup de chrétiens ne prennent l'Evangile que comme un chemin de valeurs qui construisent l'existence personnelle, mais qui n'est plus force de proposition et d'idéal communautaire.

Je suis inquiet, mais pas encore découragé parce que l'Evangile qui anime le coeur des chrétiens, c'est le Christ ! C'est lui qui a les paroles de vie éternelle,  pas moi !
Par Miniritou
Lundi 18 mai 2009
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Reçu ce texte qui me parle et que je vous fais partager


Loin des vieux livres de grammaire,
Écoutez comment un beau soir,
Ma mère m'enseigna les mystères
Du verbe être et du verbe avoir.

Parmi mes meilleurs auxiliaires,
Il est deux verbes originaux.
Avoir et Être étaient deux frères
Que j'ai connus dès le berceau.

Bien qu'opposés de caractère,
On pouvait les croire jumeaux,
Tant leur histoire est singulière.
Mais ces deux frères étaient rivaux.

Ce qu'Avoir aurait voulu être
Être voulait toujours l'avoir.
 À ne vouloir ni dieu ni maître,
Le verbe Être s'est fait avoir.

Son frère Avoir était en banque
Et faisait un grand numéro,
Alors qu'Être, toujours en manque
Souffrait beaucoup dans son ego.

Pendant qu'Être apprenait à lire
Et faisait ses humanités,
 De son côté sans rien lui dire
Avoir apprenait à compter.

Et il amassait des fortunes
En avoirs, en liquidités,
Pendant qu'Être, un peu dans la lune
 S'était laissé déposséder.

Avoir était ostentatoire
Lorsqu'il se montrait généreux,
Être en revanche, et c'est notoire,
Est bien souvent présomptueux.

Avoir voyage en classe Affaires.
Il met tous ses titres à l'abri.
Alors qu'Être est plus débonnaire,
Il ne gardera rien pour lui.

Sa richesse est tout intérieure,
Ce sont les choses de l'esprit.
Le verbe Être est tout en pudeur
Et sa noblesse est à ce prix.


Un jour à force de chimères
Pour parvenir à un accord,
Entre verbes ça peut se faire,
Ils conjuguèrent leurs efforts.

Et pour ne pas perdre la face
Au milieu des mots rassemblés,
Ils se sont répartis les tâches
Pour enfin se réconcilier.

Le verbe Avoir a besoin d'Être
Parce qu'être, c'est exister.
Le verbe Être a besoin d'avoirs
Pour enrichir ses bons côtés..

Et de palabres interminables
En arguties alambiquées,
Nos deux frères inséparables
Ont pu être et avoir été.

Par Yves Duteuil
Mardi 5 mai 2009
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Voici un témoignage simple et beau qu'une personne m'a envoyé ! (j'ai juste changé le prénom par souci d'anonymat) C'est du vécu... Rien d'extraordinaire, simplement l'Evangile qui se fait Bonne Nouvelle, même dans les silences respectueux de la souffrance de l'autre ...  Merci à celle qui m'a partagé cette tranche de vie !


Je vais en visite régulièrement à la maison de retraite de mon village. J'y suis allée le samedi de Pâques et j'ai rencontré Germaine, qui était assise dans le hall. Elle attendait son fils, avec impatience. Le lendemain, il devait venir la chercher pour passer la journée en famille.
Je lui ai dit que j'aimais bien les fêtes de Pâques. Elle m'a dit qu'elle aussi mais qu'à chaque fête, elle avait une pensée pour son mari et pour sa fille morts, tous deux, d'un cancer et pour une autre de ses filles décédée à l'âge de six mois. Je lui ai dit, alors, que Pâques c'était la victoire le la vie sur la mort et que les chrétiens du monde entier fêtaient la résurrection du Christ. Elle m'a regardé intensément et m'a demandé si je croyais en Dieu. Je lui ai répondu que oui. Je lui ai posé la même question. Elle m'a répondu : "Non. S'il y avait eu un Bon Dieu, il ne m'aurait pas enlevé ni mon mari, ni ma fille, ni mon bébé de six mois ! Qu'est-ce qu'Il fait là-haut ?" m'a-t-elle demandé d'un ton irrité. Et elle se mit à me parler de son père qui l'avait abandonné alors qu'elle n'était qu'une petite fille, de la mort de sa mère alors qu'elle n'avait que treize ans, de son placement en famille d'accueil, des religieuses chez lesquelles elle avait été.

"Le Bon Dieu, continua Germaine, Il fait toujours pleuvoir sur les pauvres, jamais sur les riches ! Pourquoi les religieuses donnaient de l'instruction aux orphelines des riches, et moi, parce que je venais d'une famille pauvre, je n'étais bonne qu'à nettoyer les parquets ! Je n'avais pas droit à être instruite ?"

 

Je sentais en elle une grande colère, de la révolte, mais aussi beaucoup de peine. Je lui ai dit que le Bon Dieu n'était pas responsable de tous ses malheurs, ni de ceux du monde entier, d'ailleurs ! Et en même temps, je comprenais que lorsqu'on est dans l'épreuve ou que lorsqu'on perd un être cher, encore plus un enfant, on se pose des tas de questions, on se croit abandonné de Dieu et on a plus envied'avancer et de lutter.
J'ai demandé à Germaine si elle croyait en quelque chose après la vie. Elle m'a répondu :
"Peut-être ! Mais croyez-moi, le Bon Dieu, je lui ai dit ce que j'avais sur le cœur et même méchamment ! Enfin... S'il existe ! »  a-t-elle ajouté.
Je me souviens, que pendant le Carême, j'ai lu un extrait de texte de Michel Lecomte qui m'a beaucoup touché : "on a le droit d'être en colère contre Dieu, de lui exprimer notre souffrance, notre violence, notre méchanceté, mais aussi notre bonté. Dieu c'est comme un conjoint. Il s'agit de lui dire ses désirs, car plus un homme ou une femme crie, plus il ou elle devient responsable de ce qu'il ou qu'elle demande".
J'aurai pu lui dire cet extrait de texte si je l'avais eu sur la main, j'aurai pu lui dire aussi, que Jésus était la Résurrection et la Vie. J'aurai pu lui lire aussi ces belles paroles, d'après l'Evangile de saint Jean :
« Je suis le pain de vie, qui vient à moi n'aura jamais soif » (Jn. 6, 35)
"Je suis la lumière du monde, qui me suit aura la lumière de vie" (toujours d'après saint Jean),
Oui, mais voilà, j'ai préféré mieux me taire ! Je ne me suis pas sentie le droit de lui dire ses belles paroles, qui sont pourtant des paroles de consolation, d'espérance et de vie. Peut-être que je n'ai rien dit, par pudeur, ou par peur de témoigner de ma foi, ou par manque de confiance en moi ou de conviction religieuse, mais je crois surtout, que cela aurait été prétentieux de lui dire tous ces mots, même s'ils sont beaux, elle qui a été blessée au plus profond d'elle-même, dans sa chair et dans son cœur de mère.
J'aurai pu lui parler de la résurrection de Lazare. Elle aurait peut-être été bouleversée ou elle aurait pu penser que je me moquais d'elle.
J'aurai pu lui dire encore, d'après l'Evangile de saint Jean, chapitre II : "Je suis la Résurrection. Qui croit en moi, fut-il mort, vivra, et qui vit et croit en moi ne mourra jamais".
Là encore, je ne me suis pas donnée le droit de lui dire ces paroles de vie. Je lui ai parlé de Marie, la mère de Jésus, qui elle aussi, avait perdu son fils. Elle l'avait vu cloué sur la croix, souffrir et mourir. "Elle aussi à souffert, lui ai-je dit. Il n'y a rien de pire pour une mère que de perdre son enfant. Mais je crois qu'elle a gardé l'espérance dans son cœur, malgré sa peine, en vue de la résurrection".
Germaine m'a regardé et m'a dit :
« Il y a peut-être quelque chose après, après tout ! » Elle semblait calme tout à coup. Peut-être que l'espérance était rentrée dans son cœur, à elle aussi !
"J'y crois un petit peu au Bon Dieu !" a-t-elle alors ajouté, avant de me quitter pour rejoindre son fils qui venait d'arriver.

Par Miniritou
Lundi 4 mai 2009
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Qui peut encore désirer être prêtre ? Quel chrétien peut encore désirer pour son fils qu’il devienne prêtre ! Il ya des laïcs pour suppléer à la diminution du nombre de prêtres. On s’est résigné à ne plus avoir qu’une messe par an dans les petites églises de campagne. On s’achemine lentement vers des funérailles animées par des laïcs. Tellement peu de mariages ou d’enfants au caté ! A quoi bon … A quoi bon encore encourager un jeune vers le sacerdoce ? A quoi bon encore parler de la vocation religieuse ?

On peut juste prier pour les vocations, en se disant, qu’au moins, j’ai une église ouverte pour m’accueillir pour mes funérailles… On peut regarder les choses à court terme, et dans la morosité actuelle de nos pays développés ! Oublier les milliers de vocations qui fleurissent dans de nombreux pays. On peut se dire que l’Eglise est finie, et que nous transformerons nos églises en musées d’ici quelques années.

On peut aussi, envers et contre tout, prendre le parti de l’espérance, rester veilleur et éveilleur, pour que, voyant des chrétiens fidèles et affamés de Dieu, des jeunes se sentent désirés et attendus comme prêtres, comme consacrés pour répondre à la faim des hommes que le pain d’ici ne peut combler !

Voilà notre prière en espérance et en actes, des actes au service du bonheur des jeunes que Dieu appelle sans cesse à vivre de l’amour du Christ !

Par Miniritou
Jeudi 30 avril 2009
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Depuis presque 4 ans, je me suis lancé dans l’aventure d’un blog, site personnel où je m’exprime très librement, avec le désir de donner une parole personnelle d’homme, de chrétien et de prêtre. J’affiche mes couleurs sans ambigüité, et je suis étonné de constater l’ampleur du public touché : plus de 200 visiteurs anonymes chaque jour ! Depuis juin 2005, ce sont plus de 200 000 visiteurs du monde qui se sont arrêtés sur mon blog, « mon presbytère sans porte ni sonnette » comme j’aime l’appeler. La facilité d’accès, l’anonymat préservé sont autant de garanties qui permettent à tous ceux qui cherchent des réponses à certaines questions de trouver une réponse qui n’est pas dogmatique ou officielle, mais mon témoignage et mon regard sur la vie, sur l’Eglise, sur l’actualité. J’aime aussi faire partager quelques unes de mes initiatives pastorales, afin de permettre à d’autres de les utiliser « clé en main ».

J’ai des contacts souvent éphémères avec des chrétiens engagés, de France, de Belgique ou même du Québec.  Parfois des personnes en difficulté qui posent une question intime, ou demandent un conseil, une adresse… Il y a aussi rarement des échanges de messages qui durent et inaugurent des liens amicaux ou spirituels.

 

Je suis émerveillé de cet outil qui est Internet. En 2005, peu de chrétiens affichés investissaient cet espace d’expression.  Aujourd’hui, chrétiens jeunes et moins jeunes acceptent de partager leur expérience et leur rencontre avec le Christ, en livrant leur témoignage. Rien ne remplace la rencontre réelle avec nos frères, mais mon blog est aussi, j’en suis sûr, un lieu pour proposer la foi à tous !

 

http://icthus.over-blog.com

Par Miniritou
Mercredi 15 avril 2009
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 La Résurrection n’a plus la côte, même chez les catholiques pratiquants. Des sondages révèlent qu’un pourcentage élevé d’entre eux ont du mal à croire en la résurrection. Pâques est plus facilement la fête des cloches, des poules en chocolat que la victoire définitive du Christ sur la Mort.

Parler de résurrection aujourd’hui, n’est-ce pas dépassé ?


Si la résurrection de la chair dans la foi des chrétiens n’a rien à voir avec la réanimation de notre corps matériel fait de muscles et de sang, il est aujourd’hui nécessaire que nous soyons être au clair sur cette question centrale de notre foi la chair au sens biblique désigne la totalité concrète de l’être : l’humain biblique n’a pas un corps et une âme : il EST corps, esprit et âme. En ce sens, la résurrection de la chair fait de nous des êtres uniques appelés à vivre avec tout ce que nous sommes en tant qu’être humain unique. « Si le Christ n’est pas ressuscité, vaine est notre foi : votre foi n’est qu’une illusion et vous êtes encore dans vos péchés. ». (1Co 15,14). La résurrection est inaugurée par notre baptême : la vie que Dieu donne doit déjà se déployer dans notre vie terrestre et trouve son accomplissement lors de notre Pâque, le jour de notre mort. Vivre en chrétien nécessite alors de prendre conscience de cette certitude : la vie éternelle est déjà commencée. La résurrection de la chair ne peut pas être qu’un slogan publicitaire, à moins que l’Evangile ne soit que qu’un produit de consommation courante…
Par Miniritou
Vendredi 10 avril 2009
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