Icône de l'année de l'Appel - Diocèse d'Albi

(oeuvre de Michaël GRESCHNY)

 
"Quand à la messe,
je tiens le Bon Dieu,

que peut-il me refuser ?
St Jean-Marie Vianney
curé d'Ars

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  et par moi, évidemment (pas encore saint!)

 

Bienvenue chez moi !

Le blog d'un prêtre sérieux, qui ne se prend pas (trop) au sérieux, au moins sur Internet. Bienvenue, et n'hésitez pas à farfouiller un peu partout, il y a un peu de tout pour tout le monde : croyant ou non, jeunes ou vieux, pour rire ou réfléchir ! sur ces pages, sans doute peu de réponses mais beaucoup de questions : ce sont elles qui font avancer !
Xavier Cormary, prêtre

 

ICTHUS
Iessous - CHristos - THeou - Uios - Soter

 

Jésus Christ, Fils de Dieu Sauveur

Le poisson, (Icthus, en grec) était le signe de reconnaissance des chrétiens au temps des persécutions dans les premiers siècles de l'Eglise. Ceux qui se reconnaîtront dans ce poisson, mais aussi tous les autres qui sont intrigués par les chrétiens et qui voudraient savoir ce qui se cache derrière ce signe, pourront trouver sur ces pages des éléments pour avancer.

 

Pour la Rencontre

  • : Rencontre d'un prêtre sans porte à pousser ni sonnette à trouver
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Textes de réflexion

           A quoi sert la foi ? Est-ce que si on l'a, ça peut rapporter gros ? A-t-on besoin de trouver un intérêt d'avoir la foi pour la posséder vraiment et par ses propres forces la développer en soi ?

            Ces questions font souvent l'objet de débats passionnés avec des jeunes dans le cadre de l'aumônerie. "Quel intérêt de croire en Dieu si ça ne rapporte rien ?..." J'ai souvent réfléchi à cette question qui ne peut laisser un croyant indifférent. Certaines personnes voient dans le fait d'avoir la foi le moyen sûr et efficace de faire partie des élus pour le Royaume de Dieu que le Christ est venu annoncer, la vie éternelle  pour les hommes. Il est vrai que le Christ a promis à ses disciples que "celui qui croit au Fils a la vie éternelle" (Jn 3,36).

           

            Mais la foi est-elle simplement question d'adhésion intellectuelle au message et à la personne du Christ ? Non, car Jésus a rappelé que, si la foi était bien une adhésion fidèle et vraie à sa Parole, il a aussi demandé à ses amis de s'aimer les uns les autres (Jn 13,34) mais il dit également : "J'ai eu faim et vous m'avez donné à manger..." (Mt 25, 35s).

            La foi se traduit en actes concrets dans la vie quotidienne. Elle est nécessaire mais non suffisante. Elle doit être la source des oeuvres : elle doit permettre au croyant de se faire prochain de ses frères (Voir la parabole du Bon Samaritain Lc 10,29-37).

 

            "La foi ne sert à rien" disait Mgr François Maurer, évêque de St Pierre et Miquelon dans une homélie. "A rien de ce que vous escomptez : un peu plus de biens matériels, de succès et de pouvoirs, de santé..." Cette déclaration n'a rien d'extraordinaire car, s'il en était autrement, les personnes qui ont la foi seraient en meilleure forme que la moyenne nationale, auraient un portefeuille mieux garni aussi ! Il n'en est rien.

            La foi est une démarche gratuite. Elle vise Dieu pour lui seul, parce qu'il est Dieu, l'Amour infini qui se donne. La foi tourne le croyant non pas vers le ciel, dans les nuages d'un paradis céleste qui reste imaginaire parce qu'inaccessible, mais elle devrait tourner le croyant vers les hommes et les femmes qui l'entourent.

 

            Réellement, il n'y pas d'intérêt à être croyant, du moins d'intérêt à vue humaine. La foi est une question d'amour, et lorsque l'on essaye de mesurer cela, on perd alors le vrai sens profond de la démarche qui conduit à la foi. On pourrait comparer la démarche de foi à un amour humain, une relation conjugale : dès que l'on tente de trouver un intérêt à rester avec son conjoint, cela n'a plus de sens !

            De la même façon, il est illusoire de penser que la foi vient de l'homme, qu'elle s'enracine dans l'agir ou le penser humain. La foi est avant tout don de Dieu, cadeau d'amour pour l'homme qui se dispose à accueillir ce présent merveilleux. La foi se reçoit de Dieu comme une grâce de l'Esprit-Saint qui souffle dans les coeurs humains.

 

            Dans les vertus chrétiennes qu'on se plait à énumérer, la Foi tient la première place. Cela ne signifie pas qu'elle est indispensable pour avoir l'espérance et la charité, mais qu'elle est première : elle permet de donner tout son sens à la charité vécue dans l'amour et à l'espérance qui prend racine en Dieu. C'est la foi qui permet à l'homme de se tourner vers Dieu pour le supplier, le louer, lui rendre grâce. La prière est comme le déploiement de la foi dans la vie. La foi  peut redonner courage pour avancer plus loin : "Avance en eaux profondes" dit Jésus aux pécheurs du lac de Tibériade (Lc 5,1-11). La foi aiguillonne la charité, elle donne sens à celle-ci.

             Une attitude hypocrite du faux-croyant consiste à dire dans la prière : "Seigneur, regarde autour de moi tous ces malheurs ! Quelle déchéance pour ces hommes qui couchent sur les trottoirs de nos villes... Mais, toi qui es Tout-Puissant, fais donc quelque chose pour eux, je t'en prie ! ..." Je repense à une prière merveilleuse du cardinal Etchégaray qui rappelait qu'il fallait "prier bras en croix le Dieu qui n'aime pas les bras croisés." Cette prière résume bien l'attitude fondamentale du chrétien devant son Dieu.

 

            Eh bien non ! La foi ne nous dispense donc pas de faire notre devoir, elle doit être une invitation à mieux découvrir ce que nous pouvons faire. Une boutade entendue dit que celui qui veut vraiment faire quelque chose trouve un moyen, les autres cherchent des excuses. Combien d'hommes se prétendent au service de Dieu (il suffit de penser aux intégristes de tout bord qui prétendent défendre les droits de Dieu en refusant la liberté à l'homme) et ne sont finalement qu'au service de leurs propres intérêts, de leur idéologie...

 

            Morris West rappelait à ceux qui l'entouraient que "nous ne sommes appelés au service de Dieu qu'en passant par le service de l'Homme." Il me semble que cette citation pourrait, en définitive constituer la plus simple et la plus complète des définitions de la foi chrétienne : le service gratuit de Dieu par le service de l'Homme.

 


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 Voilà une vraie question à laquelle chacun se trouve confronté tôt ou tard. Les évangélistes notent d’ailleurs que Jésus lui-même fit cette douloureuse expérience de la prière non exaucée, puisque sa première demande, au jardin des Oliviers, consistait à prier son Père "d’écarter de lui cette coupe", c’est à dire de lui épargner la souffrance et la mort. Qui d’entre nous n’en a pas voulu au bon Dieu, un jour ou l’autre, d’avoir laissé mourir un parent ou un ami très cher, pour lequel il avait pourtant fait de nombreuses et ferventes prières ? Comme Marthe à la mort de son frère, nous sommes tentés d’adresser à Dieu des reproches : "Si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort..." (Jn 11,21) Mais la foi nous pousse, comme Marthe, à dépasser ce moment de révolte et, comme Jésus, à assortir nos demandes d’une remise confiante de nous-mêmes entre les mains du Père : "Pourtant, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux !" (Mc 14,36)

 Il en va de la prière comme du reste : l’amour supporte mal les contraintes. Cela vaut pour Dieu qui quémande notre amitié et notre collaboration sans s’imposer à nous. Cela vaut aussi pour la manière dont nous nous adressons à Lui en lui exprimant nos propres désirs, sans nous croire obligés d’y adjoindre des ultimatums ! Et si, en effet, la prière de demande servait, non pas à informer Dieu de nos besoins, mais à nous donner le temps, sous son regard, de nous ajuster à Lui et, s’il le faut, de convertir nos désirs ? La question mérite au moins d’être posée...

 

 


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Cette objection, souvent entendue, souligne l’ambiguïté fondamentale du statut de l’Eglise : à la fois social et spirituel, politique et mystique. L’Eglise est ce peuple de frères qui cherchent tous, personnellement et plus ou moins radicalement, à mettre leurs pas dans ceux du Christ. Mais elle est aussi, comme corps social, située institutionnellement parmi les lois de la communication, de l’histoire, de l’économie, de la politique, ainsi qu’en témoigne l’existence même de l’Etat du Vatican. Et ce qui est donné à voir à ce niveau n’est pas toujours très heureux, convenons-en. Ceci dit, l’objection semble en fait mélanger des réalités bien différentes. S’agit-il ici, en effet, des trésors artistiques de la basilique St Pierre de Rome et des musées du Vatican ? Il y a là un "bien commun" d’ordre culturel que l’Eglise se doit et s’efforce de mettre à la disposition de tous. Mais il est vrai que ce patrimoine est parfois encombrant, tant il manifeste, d’un point de vue artistique, une conception de l’Eglise et du pouvoir du pape aujourd’hui révolue. S’indignera-t-on du somptueux décor d’un palais jadis habité par les Borgia ? Même si le pape actuel et les services de la curie habitent les lieux, il semble aujourd’hui difficile de leur reprocher un train de vie somptueux : les visiteurs sont plutôt frappés par l’austérité et la simplicité du pape peu enclin à faire des orgies !

 

Va-t-on s’insurger contre le coût de la "papamobile" dont se sert Benoît XVI dans ses déplacements ? Adressons dans ce cas le reproche à ceux qui lui ont fait ce cadeau !

 

S’agit-il plutôt de tout le personnel, tant administratif que diplomatique, du Vatican ? L’objection fait sourire si l’on compare le nombre de salariés que compte l’Etat du Vatican (un peu plus de 4.000 personnes) avec le personnel employé par n’importe quelle autre administration. A titre d’exemple, la seule ville de Caen emploie plus de personnel que tout l’Etat du Vatican ! S’agit-il des comptes bancaires détenus par l’Etat pontifical ? Sans doute y a-t-il pas mal d’argent qui y transite. Mais précisément cet argent ne fait que transiter, en ce sens qu’il existe un système de péréquation dans l’Eglise, qui fait que les diocèses les plus riches viennent en aide aux diocèses les plus pauvres, en Afrique notamment.

 

Remettons donc les choses à leur juste place. Oui, l’Eglise et, en son sein, l’administration vaticane, aura toujours à se convertir, y compris dans la manière dont elle gère ses biens. Mais méfions-nous des vieux clichés sur les richesses du Vatican. Ils datent d’un autre âge et sont souvent injustes.

 


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Notons tout d’abord que lorsque Cyprien de Carthage lança la formule, au début du troisième siècle, il ne s’agissait pas d’une condamnation doctrinale prononcée à l’encontre des non-chrétiens, mais d’une exhortation adressée à des groupes chrétiens tentés de se couper de la grande Eglise. Mais il est vrai qu’ensuite on en vint à la conviction que seuls les baptisés pouvaient échapper à l’enfer. C’est même ce qui provoqua l’incroyable générosité missionnaire des siècles passés, lorsque le monde chrétien découvrit avec stupeur que des millions d’hommes n’avaient jamais entendu parler du Christ.

 

Le Concile Vatican II amena les Catholiques à changer de regard sur les croyants des autres religions et sur les autres religions elles-mêmes. Quant à l’Eglise, le pape Jean-Paul II dit d’elle qu’elle "est la voie ordinaire du salut" et "qu’elle seule possède la plénitude des moyens du salut" (encyclique "La mission du Christ Rédempteur", no. 55)... ce qui laisse entendre que, pour ceux qui n’en font pas partie, il existe des voies extraordinaires de salut et que, à défaut d’en avoir la plénitude, les autres traditions religieuses offrent peut-être quelques moyens de salut !

 

L’Eglise est porteuse du Christ, du salut en Christ, mais c’est toujours le Christ - et non l’Eglise - qui sauve.

 


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"Je suis très choqué par tous les drames qui nous sont signalés chaque jour à la télévision. Notre curé nous a dit un jour : ’C’est l’homme qui est responsable. Dieu l’a créé libre !’ Cette réponse n’est, à l’évidence, pas satisfaisante. L’action de l’homme n’est pas toujours en cause. Ce n’est pas lui qui contrôle les ouragans, les tremblements de terre, les éruptions volcaniques, dont les conséquences sont souvent catastrophiques... En voyant ces images, comment croire encore à la bonté de Dieu ? "

 

Pour n’être pas nouvelle, l’objection que vous formulez n’en est pas moins d’une cruelle actualité après le raz-de-marée qui vient de dévaster l’Asie du Sud. On a beau se dire que la nature, même déchaînée, ne parvient pas à être aussi meurtrière que savent l’être les hommes quand ils le décident (cf. les millions de morts pour chacun des génocides qui se sont succédés depuis celui de la Shoah), il reste que plus de 250.000 morts pour ce seul séisme, c’est abominable et qu’ici, vous avez raison, la liberté des hommes est difficile à incriminer...

 

Il n’est pas étonnant que les réponses reçues jusqu’à présent à votre question ne vous aient jamais pleinement satisfait, car même celle suggérée par Jésus, face à la souffrance d’un mendiant aveugle ou à la mort accidentelle de dix-huit personnes tuées par la chute d’une tour, a laissé ses disciples sur leur faim (Jn 9/1-3 et Lc 13/4) !
Sur ce point, ces lignes ne vous satisferont donc probablement pas plus que les autres réponses.

 

Toutes les souffrances que vous citez et celles encore à venir nous renvoient, nous chrétiens, au scandale par excellence qu’est celui de la croix de Jésus. On ne trouvera jamais, en effet, victime plus innocente ni logique plus déconcertante (cf. 1 Co 1/22-23).
Or ce scandale reste sans réponse intellectuellement recevable, y compris pour Jésus lui-même, qui récuse la réponse traditionnelle du catéchisme de l’époque visant à faire du malheur la sanction d’un péché et qui, sur la croix, demande encore à Dieu son Père le pourquoi de sa propre souffrance : "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?" (Mc 15/34).

 

Cette impossibilité de trouver une explication rationnelle à la souffrance de l’innocent montre bien le côté irrationnel du mal que Jésus est venu, non pas expliquer, mais combattre. Face à celui qui crie sa souffrance et sa révolte, ne cherchons donc pas à répondre à la place de Dieu. Ce serait donner à penser que Dieu a quelque chose à voir avec ce malheur extrême, Lui dont la Bible nous dit qu’« il n’a pas fait la mort et ne se réjouit pas de la perte des vivants » (Sg 1/13).

 

Mieux qu’une réponse théorique, la croix de Jésus se dresse devant nous comme un appel et une promesse.
Un appel à, aujourd’hui, suivre Jésus dans son combat contre le mal sous toutes ses formes, à nous faire le prochain de tout homme dans l’épreuve en imitant le Samaritain de la parabole (Lc 10/29-37).
Une promesse aussi, car, nous disent les Ecritures, depuis le matin de Pâques, le péché et la mort sont comme en sursis (Ap 21/1-4). Cela vaut la peine de mener ce combat contre tout ce qui fait souffrir l’homme. Dieu, en effet, n’a pas dit son dernier mot ! (1 Co 15/19,54-57).

 

Jn 9,1-3 Lc 13,4 1 Co 1,22-23 Mc 15,34 Sg 1,13 Lc 10,29-37 Ap 21,1-4 1 Co 15,19.54-57

 

 

 

 

 

 

 

 


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SECTE : « 1- Ensemble de personnes professant une même doctrine. 2- Groupement religieux, clos sur lui-même et créé en opposition à des pratiques religieuses dominantes. 3- Clan constitué par des personnes ayant la même idéologie. » (Le Petit Larousse)

 Il est de plus en plus courant, par le fait même que les chrétiens deviennent plus minoritaires que par le passé, que des personnes perçoivent l’Eglise comme une secte, à cause des rites et de « l’idéologie évangélique » qu’elle propose. Les personnes qui émettent une telle opinion ont souvent reçu une formation chrétienne et l’ont rejetée parce qu’ils l’ont perçue comme un ensemble d’obligations morales, sociales et spirituelles. L’Eglise n’a pas pu, n’a pas su leur faire rencontrer le Christ Sauveur et Libérateur, leur annoncer une Bonne Nouvelle d’amour qui dépasse ces contraintes humaines.

 Aujourd’hui, le phénomène sectaire est en pleine expansion dans bien des pays ; il est souvent difficile de faire la part des choses. Une secte se caractérise d’abord par une doctrine fermée qui prétend dévoiler une vérité, sa vérité.

 L’Eglise annonce Jésus-Christ en s’appuyant sur la Révélation. On approfondit sans cesse sa compréhension par les recherches théologiques et scientifiques, et sur le magistère, garant de la Tradition apostolique. Si la Révélation est close, elle n’est pas fermée ! La secte jette son dévolu sur des personnes fragiles, blessées, leur promettant une « guérison » humaine, miraculeuse. L’Eglise s’adresse à tous les hommes de bonne volonté, et d’abord aux pauvres et aux petits en annonçant que seul Jésus-Christ peut apporter le Salut. La secte veut posséder la personne en ayant la mainmise sur son corps, son esprit, ses relations familiales et affectives, son portefeuille… L’Eglise invite à la conversion par l’accueil de l’Esprit-Saint qui seul, peut nous aider à répondre aux appels de Dieu. Et si l’Eglise a besoin de vivre, elle ne fait pas de la participation financière des fidèles une contrainte impérative pour accéder aux moyens de salut. La secte s’organise autour d’un gourou charismatique, un leader qui dirige les adeptes et énonce les lois du groupe. L’Eglise, si elle est gouvernée par le pape et les évêques ne tire ses lois que de Jésus-Christ qui est Tête de l’Eglise. C’est à la lumière de la Parole de Dieu et dans la fidélité à l’enseignement des apôtres qui tiennent leur mission et leur pouvoir du Christ. Les évêques en tant que successeurs des apôtres ont la mission de conduire le peuple de Dieu dans la liberté de conscience. La secte empêche les adeptes de réfléchir personnellement aux dogmes de leur foi. L’Eglise invite largement les fidèles à acquérir une intelligence théologique et spirituelle, pour réfléchir comment vivre sa foi au quotidien. La secte prospecte pour endoctriner de nouveaux adeptes. L’Eglise est missionnaire, elle annonce et propose la Bonne Nouvelle du Salut, s’ouvrant par l’œcuménisme aux autres confessions chrétiennes, et par le dialogue inter-religieux à la vie des hommes pour déceler dans le monde le travail de l’Esprit-Saint.

 l'Église, une secte ?

 Oui, si elle restait figée sur un message hermétique qui serait seulement plaqué, sans tenir compte de la vie des hommes. 

 Non puisqu’elle cherche à voir dans le monde comment le Verbe se fait Chair dans le cœur de tout homme, comment l’Esprit-Saint travaille par delà les limites et les faiblesses humaines de son Eglise.

                                                                                                Xavier Cormary


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Les associations et les œuvres qui font appel à notre générosité, sont nombreuses. Les chrétiens sont souvent des proies faciles, car il leur apparaît souvent difficile de rejeter une sollicitation quand elle semble si légitime. Pourtant, plus que jamais, nous avons à faire preuve de vigilance et de discernement dans notre désir de venir en aide à notre prochain.

Voici quelques jours, dans l’église St François à Lavaur, deux personnes m’accostent pour me demander de signer une pétition en faveur des enfants victimes de la guerre et des mines anti-personnels. Elles réclamaient aussi de l’argent, mais sans me convaincre qu’elles agissaient pour une association reconnue, malgré leur badge évocateur et leur sourire mielleux.

Notre responsabilité chrétienne de solidarité doit faire preuve d’une grande bienveillance, mais aussi d’une vigilance aiguisée et éveillée face à des escrocs et des profiteurs malhonnêtes. Nos choix de charité nous appartiennent, chacun doit se donner des priorités. Mais il est aussi de notre responsabilité de vérifier que notre argent ne sert pas des causes opposées à nos convictions. Certaines associations qui ont pignon sur rue, et sont largement médiatisées, ont parfois des actions qui s’opposent aux valeurs de l’Evangile. Nous aurons à rendre compte au Seigneur de la manière dont notre argent a été utilisé pour le service des pauvres.

Il n’est pas possible de demander une attitude chrétienne à tous les acteurs de la solidarité, mais il est nécessaire que notre charité devienne davantage chrétienne et se fasse inventive pour servir les vrais pauvres, si nombreux dans notre société, comme le Seigneur nous l’a recommandé.

 

                                                                       Xavier Cormary, prêtre.


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