Icône de l'année de l'Appel - Diocèse d'Albi

(oeuvre de Michaël GRESCHNY)

 
"Quand à la messe,
je tiens le Bon Dieu,

que peut-il me refuser ?
St Jean-Marie Vianney
curé d'Ars

BLOG recommandé par :

 Le Père Sonnel, le Père Naud, le Père Noël, le Père Turbé.

  L'abbé Chamel, l'abbé Cassinne, l'abbé Tonnière
l'abbé Nitier, l'abbé Cane, l'abbé Vitré.

   Son Eminence Grise.

 Saint Thol, Saint Zano, Saint Cère, Saint Thèze.

  et par moi, évidemment (pas encore saint!)

 

Bienvenue chez moi !

Le blog d'un prêtre sérieux, qui ne se prend pas (trop) au sérieux, au moins sur Internet. Bienvenue, et n'hésitez pas à farfouiller un peu partout, il y a un peu de tout pour tout le monde : croyant ou non, jeunes ou vieux, pour rire ou réfléchir ! sur ces pages, sans doute peu de réponses mais beaucoup de questions : ce sont elles qui font avancer !
Xavier Cormary, prêtre

 

ICTHUS
Iessous - CHristos - THeou - Uios - Soter

 

Jésus Christ, Fils de Dieu Sauveur

Le poisson, (Icthus, en grec) était le signe de reconnaissance des chrétiens au temps des persécutions dans les premiers siècles de l'Eglise. Ceux qui se reconnaîtront dans ce poisson, mais aussi tous les autres qui sont intrigués par les chrétiens et qui voudraient savoir ce qui se cache derrière ce signe, pourront trouver sur ces pages des éléments pour avancer.

 

Pour la Rencontre

  • : Rencontre d'un prêtre sans porte à pousser ni sonnette à trouver
  • icthus
  • : Amour Monde religions Dieu bonheur Actualité
  • : Prêtre catholique engagé au cœur du monde... Voici mon presbytère virtuel, sans porte ni sonnette. Entrez, et venez voir ! Vous voulez voir à quoi ça ressemble un cyber curé ? Venez donc faire un tour chez moi ! La vie c'est trop important pour ne pas la réussir ! C'est aussi mon objectif ... Pas vous ?
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Exposés sur la foi

  • Tu as 15 ans, 17 ans ou 25 ans, et tu cherches l’amour. Tu découvres en ton cœur et en ton corps des désirs vibrants qui te conduisent vers l’autre : tu désires séduire, être séduit, tu prends soin de ton image pour que l’autre te voit, te remarque et t’admire. Peut-être ne sais-tu pas trop ce que tu cherches : un autre complémentaire ou différent de toi, un autre semblable ou complice avec toi… Tes désirs et tes pulsions désorientent ton cœur et occupent tes idées… Tu laisses monter en toi des idées et des fantasmes qui désordonnent tes priorités…

 

  • Ecoute la parole d’un ami, d’un frère qui a choisi de donner son cœur et son corps au Seigneur… Ecoute une parole de foi qui veut être parole de vie, parole de confiance et parole d’espérance. Tu es fait pour l’Amour, ta vie se sera réalisée par l’amour. TA vie sera remplie demain de l’aujourd’hui que tu construis dans ces années si belles et si pénibles à vivre. Ton cœur sera comblé par l’Amour que tu cherches aujourd’hui. Ce que tu construis à ton âge, sera indélébile dans ton cœur à jamais ! Sois conscient que demain s’appuie sur ton aujourd’hui.

 

  • On t’a appris, en cours de Science et Vie de la Terre qu’un préservatif était indispensable pour faire l’amour. On t’a montré le corps avec ses organes, son fonctionnement. Mais t’a-t-on parlé de l’Amour ? De l’Amour qui rend humain, qui rend fort, de l’amour qui construit dans vie dans la joie de donner et de recevoir ? T’a-t-on parlé du miracle qui se produit chaque fois que tu aimes ? Pas seulement dans ton corps, mais aussi dans ton cœur ! Ecoute la parole aimante d’un ami du Seigneur… Ne serait-il qu’un Dieu barbare qui met des interdits devant nos cœurs aimants, attirés par l’amour ? C’est Lui qui l’a créé ce cœur plein de fantasmes…

 

  • Tu as rencontré l’âme sœur, tu aimes sa présence, tu aimes son sourire ! Tu accroches ton cœur à ce qui te fait vibrer quand vous vous rencontrez ! tu aimes ses caresses, tu aimes ses baisers, tu aimes son odeur qui te fait chavirer ! Ton cœur est tout frémissant et ton corps désireux de fusionner en l’autre ! N’oublie pas que la rencontre est d’abord connaissance, que l’autre est un univers infini qui se livre, dans la confiance, et que cette confiance s’inscrit dans la durée.

 

  • Tu veux bâtir solide cette relation qui te tient à cœur. Tu mets toute chose de ton côté, tu te souviens aussi que tu es parfois lâche, que ta volonté est défaillante, que tes désirs sont parfois changeants. Tu ne pourras bâtir cette vie à deux que si tu acceptes aussi de la bâtir à Trois. Si tu es croyant(e), tu sauras que cet amour qui est en toi, qui est en vous, ne vient pas de toi et vous entraîne bien plus loin que votre propre ambition. Si tu n’es pas croyant(e), il s’agit que tu acceptes de faire confiance à un ami, un frère, un aîné dans la vie afin de lui confier aussi cette relation, dans toutes ses composantes. C’est l’Autre, l’autre, qui saura mettre en route un amour durable et solide !

 

  • Tu as été déçu : tu avais misé beaucoup sur cet amour que tu sentais monter en toi ! Tu as été trahi ? Tu as été largué ! Et ton cœur déchiré a été piétiné… L’amour que tu espérais est resté impossible, inaccessible à ton cœur, pourtant bien orienté… Tu voulais t’engager, l’autre ne le souhaitait pas… Ecoute cette parole qui veut te relever, écoute ce cœur blessé qui malgré tout, tient à ressusciter ! L’amour est une aventure à deux, peut-être même à trois si tu crois qu’il vient d’un Autre. Il est important d’avancer prudemment pour ne pas se mentir et faire fausse route. Il est si difficile, une fois engagés, de renoncer et de casser les liens sans commettre un saccage ! Avance pas à pas, sans brûler les étapes. A chaque jour sa peine et sa joie ! Et si tu as déjà ressenti cette blessure qui fait qu’aujourd’hui encore, tu as du mal à croire en l’amour et à inventer un demain, demande au Seigneur de te donner sa grâce, ou demande à un frère de soulager ton cœur. (Pourquoi pas les deux à la fois, dans la Réconciliation !) Ose en confidence parler de ta blessure, parler de ton dégout, de ta paix compromise. Avance en confiance, vers Dieu ou vers un frère, un ami, un aîné qui saura t’écouter, saisir avec délicatesse ton cœur anéanti. Ne reste pas solitaire avec ton cœur zappé, sinon, tu ne sauras trouver la paix de l’âme qui redonnera à ta vie le goût de l’amour vrai.

 

  • Tu te sens attiré par l’autre du même sexe, ou tu as déjà même tenté l’aventure en te disant : «c’est un choix comme un autre », en oubliant quand même que l’autre différent, même s’il fait peur, est aussi l’autre complémentaire ! Ne ferme pas trop vite la porte à l’autre sexe, ne commence pas trop vite à regarder les corps, en oubliant les cœurs qui sont d’autres beautés à explorer. Le corps est un outil servant à la rencontre. Ne reste pas figé sur l’être charnel qui t’attire, sinon, tu recevras seulement en héritage, le gage superficiel d’un amour enfermé sur toi-même. Etre homosexuel n’est pas un choix personnel, ni une punition ! On pourra t’accueillir, certes, avec cette part de toi-même, mais sans jamais admettre que Dame Nature puisse considérer l’homosexualité comme une alternative crédible et valorisante, même si tu te sens heureux aujourd’hui dans cette voie… Je ne te juge pas et t’accueille en frère, ami, écoute ma parole, même si tu as du mal à la comprendre…

 

  • Tu as déjà « couché » comme on dit, par amour, parce que cet(te) autre-là avec qui tu vibrais, était pour toi l’âme sœur et que l’amour sans sexe te parait utopique. Tu te disais que pour la première fois, il ne fallait pas se tromper, il fallait être sûr(e)… Et tu n’as pas résisté longtemps au feu du dedans de ton corps qui t’attirait vers l’autre. Tu as donné ton corps : as-tu donné ton cœur ? L’as-tu donné vraiment ou seulement un morceau, juste pour essayer, pour voir si ça « collait » ? Et cette première fois, l’as-tu déjà oublié ? Se donner tout entier, est-ce  bien nécessaire, surtout si l’autre ne cherche pas un projet qui engage, un projet à long terme, où le pire et le meilleur seront à conjuguer pour construire l’amour !

 

  • Tu as déjà vécu des relations sexuelles, sans trop savoir pourquoi : il faut bien essayer ! Se masturber à deux, c’est bien réconfortant ! Tu vas de fleur en fleur, tu butines facile, en offrant mieux ton corps sans trop chercher le cœur. Tu vis des « aventures » qui satisfont ta soif d’aujourd’hui, un besoin naturel de vivre des orgasmes pour te sentir vivre autrement qu’en rêvant… « Que ça dure le plus longtemps possible » diras tu résigné ! Tu vises l’enveloppe, cherchant peu l’intérieur, et si ton cœur s’accroche, alors là, tu prends peur. Tu es jeune, dis-tu, il faut en profiter, comme si l’amour ne s’usait que si on ne s’en sert pas ! Une bande d’idiot prêche que seul le sexe peut faire de ta vie, un geyser de plaisir. A cela, je préfère t’indiquer une voie, où la source fraîche sera un amour vrai, jaillissant des profondeurs de l’être pour un bonheur durable, qui trouvera sa place dans un cœur à cœur sincère qui trouve son accomplissement dans un corps à corps réfléchi. Ecoute cette parole qui vient pas de trop loin, mais d’un ami sincère qui trouve de la lumière dans celle du Seigneur !

 

  • Tu vis en amoureux un bonheur très profond. Depuis des mois, des jours, tu ne penses qu’à elle, qu’à lui.  Tu es fidèle et vrai, tu vois dans la durée, un engagement possible. Tu n’as pas accompli cet acte merveilleux qui consiste à t’unir dans ta chair à sa chair. Tu veux le réussir, ce don si merveilleux : écoute la Parole qui vient te remuer. Pour un vrai corps à corps, cherche le cœur à cœur qui se construit sans bruit, et qui cherche à donner à l’autre, pas seulement une part de toi-même, mais tu veux tout donner, en lui offrant ton corps ! Donne-lui ta parole, donne-lui ce que tu es, donne-lui les lumières et les ombres qui sont les nuances de ta vie. Donne-toi en entier, pas de demi-mesure ! Pour ne pas faire semblant, il faut chercher vraiment, les chemins qui construisent un vrai engagement !

 

  • A toi qui n’as encore pas offert ton corps à un autre, garde ce don précieux qu’est ta virginité. On se moquera de toi, on te traitera de « puceau ». Sache que tu pourras n’offrir qu’à un seul être et une seule fois, ce cadeau merveilleux. Ne le gaspille pas, ne laisse pas tes hormones te massacrer le cœur en préférant le corps. La vie est bien fragile et l’amour si précieux : seules la patience et la persévérance peuvent donner à la suite saveur d’éternité. Ecoute ces paroles, ami, jeune qui cherche l’amour. Il n’est pas à glaner au détour d’une rue, il ne court pas devant, il n’est pas plus derrière. L’Amour, ce bien précieux, est au-dedans de toi, à toi de l’apprivoiser en cherchant la Vérité !

 

  • Peut-être dans ton cœur, un autre grand désir se fait jour, et sans bruit, sans même oser imaginer que cela soit possible, tu désires en secret te donner tout entier, non à un autre, mais à tous, en gardant pour toujours ta virginité… Un engagement qui se fait don total, sera toujours mal vu dans ce monde qui fantasme. Répondre à un appel divin peut-il me rendre heureux ? Puis-je être comblé dans un manque affectif, et donner plus que tout en choisissant le célibat volontaire ? Cette question intime reste chaque jour en suspens. Se donner tout entier pour aimer sans exclusive n’est pas gagné d’avance ! Il faut trouver en Dieu seul la cause de la joie qu’il te donne autrement que dans les bras d’un autre ! Comprenne qui saura voir cet ailleurs qu’indique l’Evangile…

 

  • Un mot pour toi, frère et sœur solitaire, qui cherche l’âme sœur sans jamais la trouver. Tu vis ce célibat comme une écharde dans ton cœur. Tu voudrais aimer, et construire ta vie, en la partageant à deux. Tu n’as pas trouvé celui, celle que ton cœur cherche ! Ecoute la Parole de Celui qui avant toi a donné sa vie par amour ! Ne te décourage pas et cherche à rester fidèle à toi-même ! Trouve des lieux, des frères, des amitiés où tu pourras mettre toutes tes forces d’amour, pour te donner généreusement et ainsi, pour mieux attendre et te préparer pour celui ou celle que ton cœur espère !

 

  • Tu es grand(e), tu es jeune, tu as de l’expérience ou tu n’es pas encore engagé(e). Tu veux la liberté, le bonheur et le charme. Tu attends tout de la vie et de l’autre, et tu perçois combien ce chantier est immense ! La vie attend de toi que tu crois en l’Amour, patient et lumineux, qui éclaire la route. Tu as raison de croire en l’infini possible. Tu es fait pour aimer, tu es fait par Amour.

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 La Résurrection n’a plus la côte, même chez les catholiques pratiquants. Des sondages révèlent qu’un pourcentage élevé d’entre eux ont du mal à croire en la résurrection. Pâques est plus facilement la fête des cloches, des poules en chocolat que la victoire définitive du Christ sur la Mort.

Parler de résurrection aujourd’hui, n’est-ce pas dépassé ?


Si la résurrection de la chair dans la foi des chrétiens n’a rien à voir avec la réanimation de notre corps matériel fait de muscles et de sang, il est aujourd’hui nécessaire que nous soyons être au clair sur cette question centrale de notre foi la chair au sens biblique désigne la totalité concrète de l’être : l’humain biblique n’a pas un corps et une âme : il EST corps, esprit et âme. En ce sens, la résurrection de la chair fait de nous des êtres uniques appelés à vivre avec tout ce que nous sommes en tant qu’être humain unique. « Si le Christ n’est pas ressuscité, vaine est notre foi : votre foi n’est qu’une illusion et vous êtes encore dans vos péchés. ». (1Co 15,14). La résurrection est inaugurée par notre baptême : la vie que Dieu donne doit déjà se déployer dans notre vie terrestre et trouve son accomplissement lors de notre Pâque, le jour de notre mort. Vivre en chrétien nécessite alors de prendre conscience de cette certitude : la vie éternelle est déjà commencée. La résurrection de la chair ne peut pas être qu’un slogan publicitaire, à moins que l’Evangile ne soit que qu’un produit de consommation courante…

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S’il est un chantier dans la vie de l’Église dont on ne parle guère qu’une fois dans l’année, c’est bien l’Unité des chrétiens. On confond parfois œcuménisme et dialogue interreligieux. La dialogue œcuménique nous met en lien avec des frères chrétiens protestants, orthodoxes.

Dès le début de son pontificat, le pape Benoît XVI a fait de l’Unité des chrétiens un chantier prioritaire. Les débats théologiques et les sensibilités spirituelles empêchent parfois de voir des avancées sur le chemin de l’Unité. Pourtant, si nous pensons que l’unité des disciples de Jésus est facultative, secondaire ou même inutile, ou qu’il suffit que tous les chrétiens deviennent catholiques, nous commettons une erreur de jugement grave et inquiétante.

Les chrétiens divisés sont le plus flagrant contre-témoignage opposé à l’Évangile. Nous annonçons le message de Jésus, avec des voix discordantes, alors que nous proclamons que c’est le Christ qui vient « rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés ». (Jn 11, 51) Le  vrai dialogue est une fleur de l’espérance, et un fruit de la charité.

Il est donc urgent de faire avancer l’unité des chrétiens, en découvrant la richesse et la grandeur du témoignage de tous les chrétiens. Le vrai dialogue est exigeant .  Il me semble que  Albert Camus, dans ses Écrits politiques résume bien l’esprit  qui doit nous habiter et conduire notre prière et notre action en faveur de l’unité : « Je n’essaierai pas de modifier rien de ce que je pense, ni rien de ce que vous pensez (pour autant que je puisse en juger) afin d’obtenir une conciliation qui nous serait agréable à tous. Au contraire, ce que j’ai envie de vous dire aujourd’hui, c’est que le monde a besoin de vrai dialogue, que le contraire du dialogue est aussi bien le mensonge que le silence, et qu’il n’y a donc de dialogue possible qu’entre des gens qui restent ce qu’ils sont et qui parlent vrai. »

 


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Il est de bon ton de penser, surtout dans nos communautés catholiques qu'il faut se convertir POUR être sauvé ! Si nous relisons particulièrement les écrits de St Paul, en cette année jubilaire, nous constatons clairement  que l'apôtre ne dit pas cela, bien au contraire ! C'est bien le Christ qui apporte la rédemption ( 2 Th 1,12; 2 Co 6,1; Ga 2,21; Ep 1,6). La grâce et le salut ont pour objet l'homme pécheur (Rm 5,15-21). La théologie paulinienne montre que le salut ne vient pas de l'homme mais qu'il est un don de Dieu. Elle s'exprime dans le monde par une diversité de dons (Rm 7,6; Ep 6,7).

Ainsi, avons-nous besoin de nous convertir au message de l'Ecriture pour bien comprendre que nous avons à nous convertir PARCE QUE nous sommes sauvés en Christ. Cela change baucoup la perspective de notre vie chrétienne : tous nos efforts, notre nos oeuvres. Ceux qui sont remplis de la grâce de Dieu vont donc répondre par une vie qui soit digne de lui (Tite 2:11-14) et ainsi faire que toute leur existence, leur chemin soit réponse d'amour au salut que le Christ a déjà opéré par avance !
Reste que si le Christ nous a sauvé, nous avons à accepter, à accueillir ce salut pour nous-mêmes et à l'annoncer au monde entier ; ce qui donne une perspective missionnaire évidente et profondément incontournable à notre vie chrétienne. (1 Co 9, 16)

Le Christ nous a sauvé, il nous a libéré de l'esclavage du Mal et du péché, nous avons à vivre en enfants du Père pour que notre vie, dès à présent soit réponse d'amour à son amour qui est toujours premier dans la foi en Jésus-Christ.

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Ces Credo ont été écrits par des ES ( lycéens entre 15 et 18 ans) au Rassemblement National des jeunes du MEJ à Lyon le 29 décembre 2007. Expresions choisies par mi les 600 credo recueillis.

Je crois en Dieu le Père Tout-Puissant. Il a créé notre monde et veille encore  dessus.

Je crois que Jésus est le Christ, le Messie. Il est le Fils de Dieu qu’Il nous a envoyé. Mis au monde par Marie et élevé par elle. Dieu fait homme, il a parlé aux siens et les siens ne l’ont pas écouté. Pour eux il a souffert la passion et il est mort.

Mais la mort n’a pas eu le dernier mot : il est ressuscité et veille aux côtés de son Père. Il reviendra encore au dernier jour pour nous sauver tous.

Je crois en l’Esprit-Saint. Il est le vent et le souffle de Dieu et il est Dieu. Il gonfle les voiles que nous lui offrons et nous conduit vers la vie, la lumière et le bonheur.

Dieu nous l’a envoyé et nous continuons à le recevoir.

 

Je crois en Dieu notre Père qui nous aime et nous éclaire de sa lumière dans nos vies. Il est présent dans nos vies et nous attend pour bâtir la terre.

Je crois en Jésus, Fils de Dieu qui a vécu parmi les hommes auxquels il a annoncé un message d’Amour. Il a été crucifié et est mort, ayant aimé les hommes. Il nous apprend à aimer aujourd’hui encore.

Je crois en l’Esprit-Saint, la force qui nous soutient dans nos vies. Il est présent en nous, dans nos prières , dans nos actes.

 

Je crois en Dieu a qui je peux dire :

« Abba, je reviens vers toi, ton amour est plus fort que tout. »

Je crois en Dieu, Fils envoyé par le Père pour rejoindre notre condition humaine.

 « Ton amour est plus fort que la mort. »

Je crois en Dieu, Esprit et vent qui souffle dans nos cœurs pour nous accompagner sur les chemins de la vie.

«Ton amour est présent en chacun de nous. »

 

Je crois en Dieu, Père de tout homme, qui nous propose un Amour à l’origine de la vie. Son Amour est Vie, et nous permet de combattre quotidiennement notre réalité humaine.

Je crois en un Dieu Fils du Père, qui a épousé entièrement notre condition humaine, excepté le péché. Il est venu apporter la Bonne Nouvelle.

Je crois en un Dieu, Esprit-Saint, qui permet la « liaison » entre Dieu et nous. Il est son action ; il rentre en nous pour nous apporter l’Amour.

 


Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Par Jeunes du MEJ - Communauté : Diverses croyances...
 Petit argumentaire pour répondre
à ceux qui se moquent des chrétiens
 
 
De plus en plus, on perçoit dans notre société laïque française un courant d’antichristianisme qui veut démanteler la foi et la réduire à néant. A l’usage des chrétiens, en particulier des jeunes, qui ne savent pas comment se défendre sans attaquer, cet argumentaire veut être un outil pacifique pour affirmer sa foi en repoussant les contradictions faciles !
 
 
 
Dieu et le Mal
 
Tu me dis « Si Dieu existait, le Mal et la souffrance n’existeraient pas ! »
 
- Tu sais, Si Dieu n’existe pas, le Mal et la souffrance auraient la part belle et domineraient le monde. Si Dieu existe et s’il est Amour comme le dit Jésus, alors ce n’est pas l’amour qui vient à bout de la souffrance, mais l’amour est capable de la soulager et de la dépasser ! Dieu est le bouc-émissaire idéal pour les questions qui nous dépassent.
 
 
 
Dieu dans l’Histoire
 
Tu me dis « Dieu et les religions ont été à l’origine de biens des drames : les croisades, l’Inquisition, les massacres des indiens en Amérique, le terrorisme… »
 
- Ce n’est pas Dieu, ce ne sont pas les religions ! Ouvre l’Evangile ! C’est un message d’amour. Ce sont les hommes qui utilisent Dieu comme argument pour leurs intérêts : chaque fois, c’est le fric (qu’est ce qu’on ne ferait pas pour de l’argent !), le pouvoir (un homme politique pour conquérir le pays), les intérêts économiques (pétrole ou richesses naturelles) ou la peur de l’autre qui sont derrière, pas des questions religieuses ! Dieu est un alibi facile !
 
 
 
L’Église a déformÉ la foi
 
Tu me dis « Dieu j’y crois, mais l’Eglise, ça sert à rien ! »
 
- C’est pas facile de croire en Dieu sans une institution qui porte son message : Même si cette institution est criticable et imparfaite, elle reste un relais nécessaire. Comment crois-tu que l’Evangile soit arrivé jusqu’à nous ? Comment peut-on croire sans avoir des repères, des données objectives à moins de se fabriquer sa religion personnelle sur mesure ? Et puis Dieu n’est pas une idée, un principe, une chose ! Pour le rencontrer on a besoin les uns des autres. Tout seul t’es foutu !
 
 
 
La place des femmes
 
Tu me dis : « Les femmes n’ont pas de place dans l’Eglise ! »
 
- D’abord, les femmes sont là depuis le début, avec les disciples, elles sont d’ailleurs les premières à rencontrer Jésus ressuscité. C’est vrai par contre que les ministères sont réservés aux hommes. Jésus a choisi 12 hommes. Il avait une grande liberté  vois à vis des femmes : il aurait pu en choisir pour apôtres malgré les convenances sociales de l'époque : il ne l'a pas fait. Les femmes n’ont-elles d’autres belles missions ? Un homme ne pourra jamais mettre au monde un enfant. Parler de parité, ce n’est pas parler d’égalité, car un homme ne sera jamais une femme, même s’ils ont la même dignité ! Travaillons à reconnaître et à développer la dignité des femmes, dans la société et aussi dans l’Eglise.
 
 
 
  
 
Les richesses de l’Église
 
Les richesses de l’Eglise, des bâtiments et des œuvres d’art ? Pas en France tout appartient à l’Etat ! Ceci dit c’est vrai que la Vatican est un beau palais. Mais si tu as reçu en héritage de ton grand-père une magnifique villa et que tu tiens à tes racines, tu ne vas pas forcément vendre cette maison pour acheter autre chose ou faire une bonne action. Mais les vrais trésors de l’Eglise, c’est la générosité et la bonne volonté des chrétiens qui s’engagent au service des pauvres et des exclus. L’Eglise doit chercher encore à vivre en fidélité à l’Evangile et sans doute elle doit se dépouiller de bien des apparats qui font obstacle à l’Evangile ! Sur ce plan, c'est certain que l'Eglise doit progresser sur le chemin du détachement !
 
 
 
Les chrÉtiens n’ont pas le monopole de l’amour
 
Tu me dis : « Pas besoin d’être chrétien pour faire le bien ! »
 
- C’est vrai, 100% d’accord… mais ne confonds pas faire le bien et te faire du bien ! Si tu donnes ou agis pour le Téléthon juste pour te donner bonne conscience, ça n’a pas beaucoup de valeur. Par contre si tu crois en la dignité de tout homme et que c’est pour cela que tu t’engages pour la justice et la solidarité, alors bravo. Jésus nous donne les clefs de cette dignité ! Lis l’Evangile ! Ou la dernière encyclique du pape !
 
 
 
Jésus n’a jamais existé
 
Tu me dis « Jésus n’a jamais existé ? »
 
- Je pense que tu dois plaisanter, il y a plus de preuves de l’existence historique de Jésus que de celle de Néron ou du pharaon Touthankamon ! Le doute reste toujours possible 2000 ans après, mais les indices concordants sont légions. Non seulement les évangiles sont déjà des textes historiques mais des auteurs non chrétiens parlent aussi de ce « Jésus de Nazareth mort en croix qui a suscité des disciples…
 
 
 
Foi en la résurrection
 
 
Tu me dis « On n’a pas de preuve que Jésus est ressuscité »
- Des preuves non ! Mais crois-tu que des hommes, les apôtres de Jésus se seraient laissés tuer pour un mensonge ? Si la résurrection de Jésus était une supercherie, crois-tu que les apôtres n’auraient pas avoué ? Personne n’a envie de mourir pour un histoire fausse par contre,  on peut donner sa vie pour une cause qui peut bouleverser l’histoire du monde !
 
 

Ecrire un commentaire - Voir les 14 commentaires - Par Xavier Cormary - Communauté : Praedicatho.com
«  Pour juger du passé, il aurait fallu y vivre, pour le condamner, il faudrait ne rien y devoir ». Cette phrase de Montalembert est pour moi lumineuse : elle me donne l’assurance que si le passé a des aspects contestables et profondément regrettables (pour lesquels d’ailleurs l’Eglise a su faire repentance en l’an 2000), les événements qui ont construit notre civilisation d’aujourd’hui, avec ses grandeurs et ses gloires, s’enracinent dans la grande Histoire des hommes. Elle a été façonnée et pétrie par des courants de pensée, des enthousiasmes personnels et collectifs, des combats et des révolutions qui sont nés à chaque génération sur les idées et les idéaux des sociétés qui aspiraient à grandir, à croître vers un meilleur, un « mieux vivre ensemble ». Les chemins empruntés ont parfois conduit à des impasses. Mais l’idéal qui habite tout homme est tourné vers un progrès, vers une croissance, c’est évident.  De cet idéal est né à travers les œuvres humaines des progrès effectifs qui ont fait grandir l’humanité entière.

Je voudrais m’attacher à souligner le rôle du christianisme, le rôle de l’Eglise dans ce progrès, sans oublier que bien des institutions, bien d’autres courants philosophiques, spirituels ou intellectuels ont aussi apporté cette croissance à l’humanité entière : on appellera cela le patrimoine commun à toute l’humanité. On peut en minimiser la diversité des richesses, mais il n'est pas intellectuellement honnête d'oublier aussi la grandeur et la noblesse apportée par le christianisme à l’humanité entière.

Si on regarde les 2000 ans d’histoire qui nous séparent de Jésus-Christ, nous constatons que dans bien des domaines, l’humanité demeure dans les ténèbres. Les guerres, les génocides sont toujours d’actualité. Autrefois, les peuples se faisaient la guerre, et la loi du Talion était de rigueur. Si l’Evangile n’est pas arrivé à apaiser les antagonismes, l’Eglise a sans doute contribué à les rendre moins fratricides : le pardon et l’amour des ennemis est au cœur du message chrétien. Ainsi, on a vu les ennemis fraterniser le temps d’une veillée de Noël, dans les tranchées de la première guerre mondiale. Les agressions inter-ethniques, racistes, antisémites, si elles ont longtemps été tolérées même au sein de l’Eglise, sont aujourd’hui largement combattues au nom même de la fraternité universelle que le Christ apporte à l’humanité entière.

Le développement des peuples, au-delà des apports immenses, dus aux progrès de la médecine, de la science, des techniques, ont aussi été largement soutenus et promus par l’Eglise. Les moines défricheurs du Moyen-Age ont développé sans conteste l’agriculture avec ses techniques qui ont évolué au fil des siècles.

Les abbayes, les centres religieux, en plus d’être des centres de culture, universitaires, ont souvent rayonné également les arts, les lettres. La Bible de Gutenberg, les universités du Moyen âge se sont développées dans l’élan missionnaire de la fin du Moyen âge et de la Renaissance.

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La peinture de Giotto ou de Fra Angelico, la sculpture de Michel Ange, la musique de Mozart ou de Bach, l’architecture des bâtisseurs de cathédrales et celle du Corbusier, les fresques de Chagall ne sont ils pas les fruits de leur foi associée de leur génie créatif ?

Les médicaments, les plantes médicinales ont souvent été expérimentées dans les couvents. A la Révolution française, beaucoup de doléances ont été rapportées par le clergé qui assumait ce rôle d’érudition auprès d’une population majoritairement illettrée.

Les écoles, les hôpitaux sont nés du désir de l’Eglise de permettre au plus grand nombre d’accéder à la formation, aux soins. Nombre de congrégations religieuses ont été fondées et demeurent au service de la promotion sociale des femmes, chez nous, et désormais ans de nombreux pays du monde.

Aujourd’hui encore, la moitié des malades du SIDA dans les pays pauvres sont accueillis dans les structures catholiques. Les soins palliatifs ont aussi germé dans la tête d’un médecin suisse protestant.

L’Europe quoi qu’en dise les détracteurs des racines chrétiennes de notre continent s’est fait et s’est défait au long des siècles, mais la papauté a joué un rôle éminent tout au long des siècles, les rois et empereurs ont souvent œuvré pour leur patrie, influencés par leur foi, même si le résultat a parfois été calamiteux.  Robert Schumann, Jean Monet et bien d’autres étaient des croyants convaincus. De Gaulle était un chrétien pratiquant même lorsqu'il était à l'Elysée.

Les Droits de l’Homme ne sont-ils pas finalement une émulation de l’Evangile, même si l’Eglise a eu bien du mal à les reconnaître ? Aimer son prochain, se libérer de nos esclavages pour l’égalité de tous,  et la fraternité universelle sont des mots que l’on trouve dans l’Evangile.

La promotion de l’homme au travail a aussi été un souci de l’Eglise. Léon XIII, avec son encyclique Rerum Novarum a inauguré l’enseignement social de l’Eglise dans le magistère. Les prêtres ouvriers difficilement acceptés en 1954 ont aussi accompli un travail consiédrable au sein de la classe ouvrière. L’écologie a aussi été un souci de l'Eglise et l’acuité de cette question correspond bien avec l’intuition fondamentale de la Bible qui nous présente le monde comme un don fragile de Dieu à développer.

Les associations caritatives chrétiennes n’ont pas le monopole du cœur ! Mais l’impulsion initiale qu'elles ont donné dans bien des domaines a souvent été amplifiée par des croyants qui ont agi en prophètes : avant le Père Damien et Raoul Follereau, qui se souciait des lépreux ? Avant l’abbé Pierre, qui donnait de la place aux marginaux de l’après-guerre ? Les missionnaires qui vivent dans les « favellas » et des bidonvilles aux quatre coins du monde ne font jamais la Une du journal télévisé. Pourtant, ils sont sur le terrain de la misère tous les jours.

Enfin, le message même de l’Evangile qui apporte une espérance au-delà de la mort apporte paix et réconfort a tant de personnes. Même un incroyant ne peut pas mettre en cause le fait que les mourants, les malades, les éprouvés et les blessés de la vie trouvent dans leur foi des forces neuves pour repartir, pour avancer, pour ressusciter. La prière des croyants, si elle a du mal à transformer le monde, transforme pourtant les croyants eux-mêmes qui cherchent à ressembler, avec plus ou moins de succès, à leur Seigneur et Maître, Jésus-Christ.

L’Inquisition, les croisades, les affrontements œcuméniques, la colonisation, l'affaire Galilée, les prêtres pédophiles, etc, sont aussi les fruits d’une Eglise qui, à nos yeux du XXI° siècle, n’a pas été fidèle au message de Jésus. Aujourd’hui encore, il reste du chemin à parcourir. On peut regretter le passé dans ses travers. On peut aussi reconnaître les mérites et les apports incontestables que le christianisme a développé au sein de notre humanité. Les nier, les rejeter, les minimiser n’est pas une attitude honnête et courageuse. Des non-croyants, hostiles à l'Eglise et à son dogmatisme ont au moins le courage de reconnaître cela. je les remercie de leur honnêteté. Ouvrons les pages de nos livres d’histoire. Et si nous nous reconnaissons dans ce message universel de Jésus-Christ, n’oublions pas que la suite de l’histoire est entre nos mains aujourd’hui.

 


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