Icône de l'année de l'Appel - Diocèse d'Albi

(oeuvre de Michaël GRESCHNY)

 
"Quand à la messe,
je tiens le Bon Dieu,

que peut-il me refuser ?
St Jean-Marie Vianney
curé d'Ars

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  et par moi, évidemment (pas encore saint!)

 

Bienvenue chez moi !

Le blog d'un prêtre sérieux, qui ne se prend pas (trop) au sérieux, au moins sur Internet. Bienvenue, et n'hésitez pas à farfouiller un peu partout, il y a un peu de tout pour tout le monde : croyant ou non, jeunes ou vieux, pour rire ou réfléchir ! sur ces pages, sans doute peu de réponses mais beaucoup de questions : ce sont elles qui font avancer !
Xavier Cormary, prêtre

 

ICTHUS
Iessous - CHristos - THeou - Uios - Soter

 

Jésus Christ, Fils de Dieu Sauveur

Le poisson, (Icthus, en grec) était le signe de reconnaissance des chrétiens au temps des persécutions dans les premiers siècles de l'Eglise. Ceux qui se reconnaîtront dans ce poisson, mais aussi tous les autres qui sont intrigués par les chrétiens et qui voudraient savoir ce qui se cache derrière ce signe, pourront trouver sur ces pages des éléments pour avancer.

 

Pour la Rencontre

  • : Rencontre d'un prêtre sans porte à pousser ni sonnette à trouver
  • icthus
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  • : Prêtre catholique engagé au cœur du monde... Voici mon presbytère virtuel, sans porte ni sonnette. Entrez, et venez voir ! Vous voulez voir à quoi ça ressemble un cyber curé ? Venez donc faire un tour chez moi ! La vie c'est trop important pour ne pas la réussir ! C'est aussi mon objectif ... Pas vous ?
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Sacerdoce

 

 Au mois de Novembre 2005, j'ai eu la chance et la joie d'accueillir le P. Guy Gilbert à Lavaur. Sans doute cette rencontre  m'aura-t-elle donné un nouveau regard sur ma vie de prêtre. Etre engagé au service de l'Eglise, des pauvres, c'est d'abord être au service de l'homme. Quels moments intenses de découvrir dans cet homme passionné de Jésus-Christ un infatigable avocat de l'Homme : loubard ; SDF ; jeune délinquant ; assassin ; paumés ... Tous sont beaucoup plus grands que les actes qu'ils ont commis ! Et ainsi l'Evangile gagne du terrain : être chrétien sans être humain, c'est pas Jésus-Christ !

 


Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Par Xavier Cormary
Les médias ne manquent pas périodiquement de souligner la crise du recrutement des prêtres et de remettre sitôt en question le célibat sacerdotal qui est de règle dans l’Eglise catholique latine (en occident essentiellement). On voudriat exiger de l'Eglise qu'elle autorise "les prêtres à se marier" ou bien à 'ordonner des hommes mariés". mais qu'en pensent les premiers concernés, en l'occurence : MOI !
 
Le célibat est exigeant, et c’est bien ce qui pose le plus question dans la vie du prêtre puisque on ne peut évoquer la situation des prêtres sans remettre ce célibat en cause. C’est d’ailleurs ce qui interpelle le plus les jeunes que je rencontre aujourd’hui. Actuellement, il reste le signe le plus visible de la spécificité du prêtre dans notre société : « Cet homme a choisi de ne pas se marier ! » Ce n'est pas subi, c'est choisi, même si les conséquences sont difficiles à assumer comme dans tout engagement. La libération des mœurs laisse croire aux nouvelles générations qu’il est impossible de vivre sans avoir de relations sexuelles. C’est pourquoi les média doutent du célibat des prêtres qui affirment vivre la continence. On imagine facilement que tous les prêtres ont des « concubines » cachées. Et ces femmes se présentent ouvertement comme « les Rivales de Dieu ».
 
A mon avis, largement partagé, la question du célibat ne remet nullement en cause la foi. Les églises catholiques de rites orientaux (Liban ; Irak ; Roumanie…) ordonnent prêtres des hommes mariés. A mes yeux,  je crois devoir souligner la valeur du célibat consacré et sa signification profonde ; je ne crois pas que le célibat relève uniquement d’une discipline ecclésiastique séculaire qui serait dépassée, mais d’un attachement profond au Christ-Jésus. Le célibat est bien un don total de ma personne à Dieu. Quand le prêtre  que je suis donne sa vie, son temps, son cœur, son affectivité, son intelligence, il offre dans son célibat son propre corps pour la vie des femmes et des hommes qu’il a mission de conduire vers le Père. Et Dieu ne peut se donner qu’à travers le don que le prêtre fait de lui-même. C'est une lecture spirituelle, telle que je la ressens. Bien sûr, un prêtre marié vivra les choses différemment sans qu'elles soient mieux ou moins bien ...
On évoque parfois les raisons matérielles (rémunération insuffisante ; emploi du temps surchargé ; manque de disponibilité …) qui empêcheraient le prêtre d’être un époux dévoué et un père attentif à la vie de sa famille. Ces arguments, s’ils sont,  à mon avis, pertinents, ne peuvent suffire à justifier pour une vie entière un célibat consacré à Dieu.
 
Ma vie du prêtre trouve son sens dans ce qui est en moi donné au Seigneur et à mes frères pour manifester la présence du Christ, vrai homme et vrai Dieu. Toute mon existence voudrait  bie imparfaitement refléter celle de Jésus, homme au milieu des hommes, célibataire pour annoncer l’Amour incarné du Père qui peut combler toute vie humaine, jusque dans son intimité. C’est ça la vraie grandeur du célibat et la force du don que le prêtre fait.
Le prêtre reste un homme faible et pêcheur : Je reste ce pauvre de Dieu... Je peux parfois manquer à ma parole, à mes engagements et à ma consécration comme un mari peut être infidèle à son épouse dans le sacrement du mariage. Tout est une question de fidélité à la parole, et au sens donnée à cette consécration.
 
Aujourd’hui, il me semble que les crises touchent aussi bien de l'engagement, dans le mariage comme dans le célibat consacré, comme d’ailleurs dans des engagements associatifs, syndicaux ou politiques. Ce n'est pas la question du célibat qui pose problème pour les vocations : c'est d'abord une crise de la foi. Peu de croyants, peu de gens portés à s'engager !
Je veux aussi l’affirmer : cette vie est possible ! Elle n’est pas subie, elle est avant tout choisie. J’essaie moi-même humblement d’être un prêtre entièrement consacré au Seigneur pour le service de l'Église, et je suis heureux  dans mon célibat ! Je ne sais pas ce que l’avenir me réserve, mais je sais que je peux et que je dois d’abord compter sur la puissance de Dieu, « son Esprit qui vient au secours de notre faiblesse. » (De la lettre de St Paul aux Romains, chapitre 8, verset 26)                   
      
                                                                                          Xavier CORMARY, prêtre.

Ecrire un commentaire - Voir les 26 commentaires - Par Xavier Cormary

Titre intentionnellement  provocant...

Non, je ne vais pas ici exprimer des amours cachés ! Non, je ne parlerai pas de fantasmes qui habitent le coeur d'un prêtre comme celui de tout homme normalement constitué... Je ne parlerai pas des prêtres d'ailleurs, je veux seulement évoquer le regard que portent sur le prêtre ceux qui croisent leur route.

Souvent on rêve d'un prêtre idéal, et par des côtés, le prêtre doit être un exemple pour être un bon guide, un berger qui aie la confiance de son troupeau. On voudrait que le prêtre, que notre curé aie toutes les qualités, tous les charismes, soit disponible et actif, proché des jeunes et attentif aux vieux, sache bien prêcher et en même temps ouvert à tous les hommes, surtout ceux éloignés de l'Eglise. Bref, nous voulons un prêtre impeccable et parfait... On est alors souvent déçu des prêtres qui sont les nôtres ! Et plus on est déçu, plus on ne voit que les mauvais côtés de l'homme... On ne sait même plus voir en lui l'homme de Dieu qui a fait un jour le choix de Dieu pour donner sa vie comme le Christ et vivre dans le célibat pour l'amour de l'Eglise. 

Aujourd'hui, les prêtres croulent sous une montagne de responsabilités. J'ai, pour ma part encore la chance d'être jeune, en bonne santé, et sans trop de responsabilités. Mais combien de frères prêtres sont chargés, parfois à 75 ans, des responsabilités que personne ne saurait accepter ! Ce qui est aujourd'hui urgent, c'est d'aimer les prêtres ! Aimez vos prêtres, soyez attentifs, sans être collants et trop pressants, soyez présents sans vous imposer. Soyez vigilents en étant des fidèles au grand coeur ! Accueillez-les comme un cadeau de Dieu, malgré leurs limites...

Aimer, c'est aussi dire les choses en vérité : ne pas taire les choses qui ne vont pas dans la communauté ; c'est savoir exprimer avec beaucoup de charité le point de vue qui est le vôtre. Mais c'est surtout découvrir en cet homme qui a donné sa vie, un frère humain, capable de donner Dieu. C'est cela qui est au coeur de sa vie. Il a consacré toute son existence à cela, et il sera toujours heureux de donner la vie de Dieu à ceux qui la lui demande, malgré ses limites, dans l'amour de l'Eglise et la reconnaissance de son sacerdoce.

Xavier, un prêtre heureux, heureux d'être aimé !

 

 


Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Par Xavier Cormary

 

Je ne crois pas que les vocations particulières soient moins nombreuses que par le passé. Parmi les jeunes croyants, je rencontre dans mon ministère de prêtre un grand nombre de jeunes qui ont déjà réfléchi à s'engager sur un chemin particulier au nom de leur foi. Il n'est pas si saugrenu que ça d'envisager d'être prêtre. Pourtant, peu de ces jeunes répondent et font le pas. Il me semble que plusieurs facteurs sont en cause :

 

1- le manque de personnes capables d'accompagner sérieusement la vie spirituelle de ces jeunes : peu de prêtres ou de laïcs ont conscience que l’accompagnement spirituel puisse constituer une priorité pastorale. Beaucoup de jeunes n'osent pas demander un accompagnement à un prêtre surtout s'il paraît débordé... D'autres ne perçoivent que la dimension de direction spirituelle qui fait peur ou rebute.

 

2- La quasi absence de chrétiens qui manifestent leur désir de prêtres ou de vie consacrée pour leur communauté n’encourage pas les jeunes qui se sentent habités par cet appel à le creuser. Interpeller avec délicatesse et discernement un jeune, ce n’est pas l’enfermer dans un carcan mais susciter en lui la liberté qui lui permettra de creuser l’Appel qui perçoit en lui. Sa vie intérieure sera confirmée par un écho extérieur.

 

3- j’ai aussi été récemment confronté à une situation paradoxale : des jeunes engagés dans la vie de l’Eglise sont parfois un peu piégés par le regard que des prêtres ou des chrétiens projettent sur eux. Ils se sentent un peu étiquetés « futur prêtre » ou « future bonne sœur » à cause de leur implication généreuse dans leur paroisse ou un mouvement d’Eglise. S’il l’interpellation est bonne et nécessaire, gardons-nous de décider à la place du jeune le chemin qui doit être le sien. N’est-ce pas le meilleur moyen de décourager une démarche sincère ?

 

 


Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Par Xavier Cormary

Si, a l'occasion, il prolonge son homélie de quelques minutes, il nous endort ;
S'il est bref, il ne s'est pas fatigué ;
S'il élève la voix, il crie ;
S'il parle normalement, on ne comprend rien ;
S'il s'absente, il est toujours sur les routes ;
S'il ne bouge pas, il n'est pas dans le vent :
S'il fait des visites, il n'est jamais chez lui ;
S'il est au presbytère, il ne fait jamais de visites ;
S'il parle finances, c'est qu'il aime trop l'argent ;
S'il ne parle pas d'argent, on ne sait pas ce qu'il en fait ;
S'il organise des fêtes, il nous fatigue ;
S'il n'organise rien, la paroisse est morte ;
S'il prend son temps avec les gens, il n'en finit pas ;
S'il se dépêche, il n'écoute pas ;
S'il commence les offices à l'heure, sa montre avance ;
S'il commence une minute trop tard, il retarde tout le monde ;
S'il restaure l'église, il gaspille l'argent ;
S'il ne le fait pas, il laisse tout aller ;
S'il est jeune, il manque d'expérience ;
S'il est vieux, il devrait prendre sa retraite...
et s'il s'en va, il n'y a personne pour le remplacer...


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OU L’'INTERVIEW IMAGINAIRE D'’UN PRETRE QUI PARLE DE SON MINISTERE…

Peut-être ces lignes vous feront réagir... Tant mieux, pourvu que ce soit pour la gloire de Dieu et la construction du Royaume de Dieu !

Icthus : C’'est quoi un prêtre ? A quoi ça sert ?
- C'’est un homme pris parmi les hommes ! Un homme appelé par Dieu qui a choisi de vivre en Eglise pour le Christ dans le monde.

Icthus: Que demande l'’Eglise aux prêtres ?
- D’'être des hommes de COMMUNION : le prêtre est envoyé pour conduire des hommes et des femmes, ensemble, vers le Christ. Il le fait en annonçant l’'Evangile, en célébrant les sacrements (plus particulièrement le baptême, l’Eucharistie et la Réconciliation). Il doit être attentif à toutes les réalités humaines et ecclésiales des personnes qui lui sont confiées. Attentif à tous et à chacun !
Icthus: L'’Eglise peut-elle exister sans prêtres ?
- Non et Oui ! NON parce que le prêtre assure la COMMUNION visible avec l'’évêque qui reçoit sa mission du pape, garant de l'’unité de l’Eglise dans le monde entier. Le prêtre reçoit sa mission de l'’évêque, il ne la choisit pas. Sa présence et son rôle sont irremplaçables. Il manifeste le Christ Pasteur au sein d’une communauté. Sans prêtre, une communauté « perd la tête », se retrouve sans lien avec le Christ, spécialement dans l'’Eucharistie qui est le lieu et le lien où se construit la COMMUNION ecclésiale.
OUI aussi parce que, si par le passé le prêtre était présent partout, aujourd'’hui, les baptisés retrouvent aussi leur place et leur rôle dans la communauté où ils vivent. Il est possible de se retrouver pour prier sans le prêtre. Il est possible d’'accompagner des malades ou des familles en deuil sans que le prêtre soit automatiquement présent. L'’importance est mise sur le lien de communion qui doit exister d'’une autre manière. Les Relais d'’Eglise sont appelés par la communauté à assurer cette mission de proximité et de visibilité de l’'Eglise : la prière commune, l'’attention aux pauvres, et la gestion temporelle des biens sont une responsabilité commune à tous les baptisés. Le prêtre reste indispensable dans sa responsabilité de COMMUNION, mais les enfants de Dieu sont appelés à montrer un visage d'’Eglise que le prêtre seul ne peut pas manifester.
Icthus: Alors, le prêtre est là pour regarder les baptisés qui agissent ?
- Non ! Le prêtre est celui qui peut aussi donner à nos actions une autre dimension. Tout seuls, nous ne voyons pas tous les enjeux pour une annonce de la foi. Le prêtre vient aussi rappeler qu'’être chrétien, c’'est vivre l'’Evangile au cœoeur du monde, après l'’avoir nous-mêmes accueilli en nous laissant convertir par le message du Christ.
Icthus: En définitive, un prêtre ne s’'use que si on ne s'’en sert pas ?
- Ou si on s’'en sert mal… Le prêtre est au service de la mission de l’'Eglise, de toute l'’Eglise ! D'’abord, accueillons l'humanité de cet homme, et ensuite recueillons ce qui fait de lui un signe du Christ au cœoeur de l'’Eglise. Voilà quelque chose de bien difficile !

Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Par Xavier Cormary

C’est moi qui t’ai choisi

 
˜
 

Si tu savais le don de ta vocation !

Tu connaîtras sans doute des heures assez sombres pour la regretter,

mais tu passeras l’éternité à t’en émerveiller !

 

Je t’ai choisi du milieu de mon peuple

pour y célébrer, jour après jour,

ma nouvelle et éternelle Alliance d’Amour ;

tu ne pourras jamais rien faire de plus grand

que de leur rendre présents les gestes libérateurs de ma Pâque.

 

Je t’ai choisi du milieu de mon peuple,

pour proclamer, à temps et à contre-temps,

une Parole qui te dépasse et ne t’appartient pas.

Ne t’imagine jamais posséder la Vérité,

essaie seulement, humblement, d’en témoigner le moins mal possible !

 

Avec moi, tu porteras, sur tes épaules, la brebis perdue,

tu pardonneras au fils prodigue,

tu t’assiéras à la table des méprisés,

tu laveras les pieds des pauvres.

Au-delà des fatigues de la route,

au-delà de tes peurs et de tes doutes,

comme Pierre, tu témoigneras de la victoire de la foi.

 

Ne t’épouvante pas des échardes dans ta chair,

elles témoigneront, aux yeux des hommes, que ma grâce suffit

et que mon appel est un amour gratuit.

Homme-de-peu-de-foi et fragile,

tu porteras ma puissance de résurrection,

de libération et de réconciliation dans un pauvre vase d’argile ;

 

Tu devras parfois assumer l’échec,

te décharger du poids de tes projets,

pour franchir, plus léger, le mur d’une impasse

au-delà duquel la lumière de mon appel t’illuminera à nouveau.

 

Enraciné dans la terre des hommes,

séduit par le dessein d’amour de mon Père,

animé par la puissance de l’Esprit-Saint,

tu es désormais associé à mon unique Sacerdoce,

c’est moi qui t’ai choisi du milieu de mon peuple

pour que tu portes du fruit et un fruit qui demeure !


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