Pour signifier et prolonger l’attention privilégiée portée par Jésus aux malades... et parce que ceux-ci ont bien besoin de ce sacrement du
réconfort de Dieu !
La maladie, la maladie grave, « remet beaucoup de compteurs à zéro » : il faut réapprendre bien des choses. Les gestes les plus simples parfois. Et aussi la prière.
Alors qu’on aurait tout spécialement besoin de Dieu, on ne sait plus comment lui parler. C’est un risque pour la foi, l’espérance et la charité : la révolte est parfois proche, avec le
repliement sur soi et sur ses malheurs, l’isolement dont on souffre et qu’on risque en même temps d’entretenir, le regard sur les autres plus difficilement bienveillant...
Mais cela peut être aussi un temps d’approfondissement , de redécouverte de la vraie valeur des choses, des personnes... On hésite évidemment à dire une chance, même si certains, à l’expérience,
le disent très clairement.
Par le sacrement, les malades sont appelés et aidés à vivre dans la confiance le chemin parfois très rude qu’ils ont à parcourir.
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par Xavier Cormary
Le principe qui doit guider notre attitude est le respect dû à la fois au Saint Sacrement, qui est le trésor de l’Eglise, et au malade, invité à le recevoir.
C’est ainsi que d’ordinaire, c’est dans une custode fournie par la paroisse ou le Service Evangélique des Malades - ou, au moins, dans un récipient digne et propre - que l’on transporte l’hostie consacrée. On veille aussi à aménager, même sommairement, les lieux près du malade pour ne pas déposer le Saint-Sacrement près des reliefs du repas ou au milieu de toutes les boîtes de médicaments !
On aide ensuite le malade et son entourage à se recueillir et à prendre conscience de l’importance de Celui qui se donne dans l’hostie consacrée : si le malade est seul dans sa chambre, on peut lui suggérer d’éteindre la télévision ou la radio ; le Seigneur peut passer avant la tasse de thé ou le feuilleton télévisé !
Même en cas d’urgence, on ne distribue jamais la Communion sans avoir auparavant écouté au moins un court passage de la Parole de Dieu, elle aussi capable de nourrir les croyants.
Surtout, on ne distribue pas le Saint-Sacrement “ par surprise ”, à quelqu’un qui n’en n’a pas exprimé le désir ou ne s’y est pas du tout préparé (surtout si l’on n’est même pas sûr qu’il ait été baptisé !). Il faudra donc être vigilant quant à la conduite à tenir au moment de la Communion à l’égard du malade (est-il bien conscient ?) et de ceux qui entourent le malade à ce moment-là (sont-ils chrétiens ? Ont-ils déjà communié ? Désirent-ils réellement communier en même temps que le malade ?).
Si le malade a du mal à déglutir, on aura choisi de préférence, parmi les hosties consacrées, une hostie fine, quitte, s’il le faut, à la fractionner préalablement pour n’en donner qu’un morceau et à faire avaler ensuite une gorgée d’eau au malade.
Après la Communion, on aide le malade à se recueillir par quelques instants de prière silencieuse. Si l’on porte régulièrement la Communion à un malade ou à une personne âgée, on peut lui rappeler la possibilité pour lui ou pour elle de rencontrer un prêtre en vue de recevoir le sacrement du pardon, tout spécialement à l’approche de Pâques.
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par Xavier Cormary
Bien sûr, mais on préfère aujourd’hui parler de "l’onction des malades", un sacrement qui s’enracine très loin dans la pratique de l’Eglise (Jc 5,13-16), mais que, dans un passé encore récent, on a hélas réservé pratiquement aux mourants.
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par Xavier Cormary
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