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 Le presbytère virtuel d'un prêtre

Site d'un prêtre catholique engagé au cœur du monde... Voici mon presbytère virtuel, sans porte ni sonnette. Entrez, et venez voir ! Vous voulez voir à quoi ça ressemble un cyber curé ? Venez donc faire un tour chez moi ! La vie c'est trop important pour ne pas la réussir ! .... . . C'est aussi mon objectif ... Pas vous ?

Lettre imaginaire écrite en 2040 à un enfant né en 2020 d'une PMA

Publié le 20 Septembre 2019 par Miniritou in PMA, GPA, bioéthique, désir d'enfant, père, mère, LE COIN DES JEUNES

Lettre imaginaire écrite en 2040 à un enfant né en 2020 d'une PMA
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A
Je comprends le sens de cette lettre qui est une fiction : ne pas l'oubliez (et je ne suis pas certain que beaucoup ne l'oublieront pas, pris dans les rets d'un sentiment de scandale ou d'un sentimentalisme, toujours suspects).
MAIS : personnellement, mon père m'a rejeté dès bébé et me disait qu'il me haïssait, vous voyez : j'avais 5 ans. Ma mère, elle, me traitait d'ordure et se qualifiait d'elle-même de peau de vache dans le miroir de notre relation : c'est dire l'ambiance. N'oublions pas le responsable du centre aéré (j'avais moins de 10 ans) qui me mastiquait les parties génitales autant qu'il pouvait pendant de mes séjours. Si on s'en tient à ces circonstances (je n'ai pas parlé des maltraitantes physiques en plus des morales, de vraies bonnes raclées de 4 jusqu'à 14 ans quand j'ai dit stop en mettant à terre moi-même mon père lors d'une énième tentative de sa part) : après tout, d'après ces circonstances, vous pourriez m'attribuer de votre propre chef, imaginer de ma part ce genre de lettre, vous confier moi aussi ma souffrance. Quelle tragédie ! HÉ BIEN NON. J'ai découvert par moi-même le secret du bonheur absolu : en finir avec la complaisance, les excuses, sa propre bêtise, sa propre médiocrité et vivre autant que la vie offre de vivre, et Dieu sait (!) qu'elle offre bien plus, tellement plus, infiniment plus que tous mes semblables ne semblent en savoir, parce qu'ils ne veulent rien en connaître, parce qu'ils demeurent prisonnier de choix arbitraires et même idéologiques ; le plus rustre des hommes, la plus rustre des femme a ses propres idées sur tout, sa propre métaphysique, il y a ceci ou rien, la vie c'est comme ceci ou cela, sans même parler de Dieu ! Et ceci, purement arbitrairement, parce qu'ils, elles, ne cherchent pas LA vérité, ABSOLUE. On ne choisit pas les circonstances de sa naissance : mais c'est nous, chacun personnellement, qui choisit ce qu'il en fait. Personnellement, mon enfance malheureuse m'a donné la clef pour élever mes enfants, et vivre avec ma femme : l'amour, l'amour total, absolu, sans condition, sans considération bassement égocentrique. Mais même dans l'Église où j'ai dû fréquenter pendant plus de 10 ans des milliers de chrétiens, laïcs ou prêtres : je n'ai jamais, jamais, jamais, rencontré cet absolu, vérité, beauté, sens absolus que j'ai découvert par moi-même parce que je l'ai voulu, obéissant à cette injonction mystérieuse mais présente en tout homme, toute femme, tout enfant (oui, il ne suffit pas plus d'être un enfant, ni d'ailleurs d'être victime d'une loi ou d'une personne pour être innocent, ça, il faudrait le dire), j'ai donc choisi de m'élever. A chacun de faire ce choix pour lui-même (pour les autres, on ne peut qu'y inviter)
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