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 Le presbytère virtuel d'un prêtre

Site d'un prêtre catholique engagé au cœur du monde... Voici mon presbytère virtuel, sans porte ni sonnette. Entrez, et venez voir ! Vous voulez voir à quoi ça ressemble un cyber curé ? Venez donc faire un tour chez moi ! La vie c'est trop important pour ne pas la réussir ! .... . . C'est aussi mon objectif ... Pas vous ?

Liberté, égalité, phobie !

Homophobie, islamophobie, christianophobie… Claustrophobie, phobie scolaire, phobie administrative : les phobies sont partout ! Elles ont colonisé notre quotidien, si bien qu’on pourrait presque avoir la phobie des phobies ! Exacerbées par l’individualisme galopant, l’autre, différent par son pays d’origine, sa religion, ou sa couleur de peau ne vient-il pas nous faire courir un risque ?

Pour lutter contre les phobies de toute sorte, il existe une solution, un remède qui n’a rien d’artificiel, de périmé ou de fantaisiste.  Cette idée, cet élan d’humanité qui porte les plus grands idéaux, qui a inspiré de si nombreuses actions, parfois héroïques, qui permet d’ouvrir sa porte et son cœur, son portefeuille aux déshérités durant les fêtes de fin d’année, est devenu presque une supercherie, une farce de père-Noël : la fraternité !

Il n’est pas question d’en rester à une fraternité aseptisée, émondée de tout ce qui peut déranger, de ceux qui sont trop différents. Certains se disent frères, dans des loggias où l’on se coopte en secret, où l’on fait de l’entre soi, mais sans odeur agressive, sans être bousculé par des frères qui nous dérangent, différents et parfois ennemis. Dans un livre percutant*, j’ai lu cette phrase : « La paroisse est le dernier endroit où l’on peut être frères avec des connards ». Le chrétien est celui qui sait se faire frère avec tout prochain, sans que celui-ci soit forcément un ami, un intime ! On ne choisit pas ses frères, sinon ce ne sont plus des frères ! On exclut ainsi tout risque de racisme, d’intégrisme, ou d’un entre-soi confortable.

Faire vivre la fraternité, c’est accepter, avec l’humilité en étendard, que l’autre, tout autre, puisse me donner sa main, même si elle est sale, sans que je sois écœuré ou agacé de la tenir fermement et durablement.

Liberté, égalité, phobie !
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