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 Le presbytère virtuel d'un prêtre

Site d'un prêtre catholique engagé au cœur du monde... Voici mon presbytère virtuel, sans porte ni sonnette. Entrez, et venez voir ! Vous voulez voir à quoi ça ressemble un cyber curé ? Venez donc faire un tour chez moi ! La vie c'est trop important pour ne pas la réussir ! .... . . C'est aussi mon objectif ... Pas vous ?

La lecture liturgique

Publié le 11 Janvier 2006 par Xavier Cormary in Liturgie

 
Liturgie:       Leiton= peuple
                            Ergon= Travail, faire, action
 
Action pour et par le peuple de Dieu
 
1/ La liturgie de la Parole
 
            A- Le livre:
 
            Beaucoup de groupes d’hommes vivent en référence à un livre: la Torah; Talmud; Védas; Confucius; Coran...
            Nous, chrétiens, nous sommes “le peuple de la Bible”.
            Pour Dieu, Parole= faire: “Et le Verbe s’est fait chair”
En sommes-nous assez convaincus ? Nous avions un peu négligé l’Écriture Sainte. Aujourd’hui, elle reprend sa place au coeur de la vie chrétienne.
            L’Office des Heures (à base de psaumes et lectures liturgiques) est célébré par les prêtres, les religieux et religieuses. De plus en plus de laïcs le font désormais. Sans aller jusque là, les lecteurs liturgiques doivent s’imprégner de l’Écriture. Lecture et partage en commun sont toujours profitables pour quelqu’un qui s’intéresse à l’insondable richesse que constitue la Bible.
 
            B- Le lecteur:
 
            En général, il n’est pas un lecteur “institué” mais son rôle peut néanmoins être cerné en méditant deux moments de la cérémonie d’institution d’un lecteur par l’évêque:
                                   Prière de l’évêque: “Qu’il se nourrisse de Ta Parole, qu’il se laisse former par elle et l’annonce fidèlement à ses frères”.
                                   Remise du lectionnaire: “Recevez le livre de la Sainte Écriture et transmettez fidèlement la Parole de Dieu; qu’elle s’enracine et fructifie dans le cœur des hommes.”
 
            C- L’assemblée:
 
            La lecture liturgique est:            - Une parole proclamée
                                                                                  - Devant une assemblée qui écoute.
C’est donc un ensemble uni dans une même action. Si chacun lit des yeux sur son missel (ou “Prions en Église”), comme pour vérifier ce qui est lu, il n’y a plus d’assemblée. Cela devient des individualités juxtaposées.
 
La relation lecteur-assemblée se manifeste surtout par:
            - L’échange des regards: l’assemblée regarde le lecteur pour bien s’imprégner de la Parole. Le lecteur, avant de commencer, regarde l’assemblée pour la concentrer. Il la regarde aussi avant le dialogue final.
            - Dialogue après une lecture: très important et souvent négligé, le lecteur confirme que ce qu’il vient de lire est bien Parole de Dieu: “Parole du Seigneur”. L’assemblée le confirme aussi: “Nous rendons grâce à Dieu”.
De même, après la lecture de l’Évangile, le prêtre: “Acclamons la Parole de Dieu”, l’assemblée: “Louange à Toi, Seigneur Jésus.”
            Ces dialogues doivent être faits avec beaucoup de respect, sans les coller immédiatement après le dernier mot du texte, mais en prenant soin de fixer l’assemblée avant de terminer avec ce dialogue.
 
            D- Déroulement de la liturgie de la Parole:
 
            On trouve dans le missel des indications pour chaque dimanche. Mais il est bon d’avoir une vue d’ensemble du lectionnaire. La liturgie du dimanche comporte quatre lectures:
 
- L’Évangile qui donne sens à toute la liturgie du jour. les grandes fêtes ont toujours le même Évangile. Ceux de l’Avent et du Carême varient suivant l’année mais sont, chaque fois, des montées vers Noël ou Pâques, avec une intention de catéchèse. Les deux premiers dimanches de Carême et à partir du troisième dimanche ordinaire, les trois synoptiques sont lus en continue:
                        - Année A: Saint Matthieu
                        - Année B: Saint Marc, complété par Saint Jean
                        - Année C: Saint Luc
 
- La première lecture: Des passages de l’Ancien Testament ont été choisis pour illustrer et annoncer l’Évangile du jour. Lors de la préparation, il est intéressant de confronter ces deux textes pour percevoir la continuité de la Révélation. Cela aidera à mieux se situer dans la liturgie du jour et à trouver le ton juste à employer.
 
- Le psaume: Réponse priante à la lecture de l’Ancien Testament, il a été choisi en relation avec l’Évangile du jour. Il est préférable de le chanter, chaque fois que l’on peut. Lorsque il est lu, il est préférable de trouver un autre lecteur pour mieux montrer la différence de ton. A défaut, le lecteur aura soin de faire ressortir cette différence. Pour cela, il faut noter que:
                                   - La poésie hébraïque est basé sur un rythme binaire ou ternaire. Chaque idée est répétée plusieurs fois avec des mots différents. Ce rythme doit imprégner la lecture.
                                   - Les psaumes sont aussi des prières, celles même avec lesquelles le Christ et La Vierge Marie ont prié, comme les juifs pieux de leur temps.
                                   - Le lecture correcte du psaume est la plus délicate des trois lectures réservées aux laïcs.
 
- L’Epître: Pendant les trois années, on en lit les chapitres les plus important, en suivant généralement l’ordre des chapitres. A cause de cette lecture continue, il ne peut pas y avoir de rapport entre l’épître et l’Évangile du jour.
Pour cette lecture, l’expression orale sera particulièrement soignée, car on donne alors le témoignage même des apôtres.
 
            E- Ce que dit le concile Vatican II:
 
            Le Concile a remis en valeur la Parole de Dieu:
- La constitution Dei Verbum demande le respect de tous pour l’Écriture sainte. Elle souligne son importance en théologie et recommande sa lecture à tous les fidèles, en particulier aux prêtres, diacres et catéchistes.
 
- La constitution Sacrosanctum Concilium en fait une partie essentielle de toutes les célébrations, de tous les sacrements. On retiendra au n° 24 la promotion du goût pour l’Écriture Sainte, au n° 28, la nécessité que chacun, lecteur ou autre, remplisse sa fonction propre du mieux possible. Le n° 35 préconise une lecture plus abondante de l’Écriture.
 
2/ Conseils pratiques pour les lecteurs
     liturgiques ( et autres lecteurs)
 
            Lire la Parole de Dieu est un service pendant la célébration. Nous pouvons améloirer la qualité de ce service par l’acquisition de quelques techniques d’expression orale.
 
            A- Lecture préalable :
 
            On lit toujours mieux un texte bien préparé à l’avance. Il arrive cependant que le lecteur ne soit désigné que peu de temps avant la célébration. Une préparation est toujours bienvenue; c’est une petite étude sur:
 
- Le sens du message à faire passer :
            = Qui parle ? Moïse, Élie, St Paul...
            = De quoi s’agit-il ? Une prière, une prophétie, une doctrine...
            = Le genre ? Un récit, un cantique, un psaume, l’Apocalypse...
                                   Cela peut modifier le rythme et la façon de lire.
 
- Les mots-clés :
            Il faudra les mettre en valeur. Ces mots peuvent dépendre de l’interprétation personnelle de chaque lecteur.
 
- Les difficultés de lecture :
            Mots à prononciation ardue; liaisons à faire ou a éviter (si on hésite, mieux vaut ne pas la faire); passages entre parenthèses ou guillemets; pauses à prévoir...
 
            B- Timidité et trac :
 
            Il s’agit d’un phénomène normal qui arrive à tous, quel que soit l’âge, malgré l’expérience. C’est une réaction habituelle d’un être humain devant une assemblée:
                        - modérée si la situation est normale ou habituelle.
                        - extrême si la situation est exceptionnelle.
 
Comment les surmonter ?
 
            Quatre conseils très simples:
                                               1/ Avaler sa salive deux ou trois fois, cela rétablit l’équilibre de pression externe-interne. (On peut le faire en se rendant au pupitre).
                                               2/ Respirer profondément, cela bloque les réflexes incontrolés; on se gonfle, on prend du volume, de l’assurance. La réserve d’air portera ensuite la parole. On se place mieux.
                                               3/ Regarder l’assemblée, bien calmement, à droite, puis à gauche, au centre... On voit alors des fidèles comme ils sont: des personnes comme nous qui attendent un service, qui nous en sont reconnaissants à l’avance.
                                               4/ Prendre la parole souvent, on s’habitue peu à peu.
 
            C- Déplacements et position du lecteur:
 
            Il est indispensable d’attendre que la rupture soit faite avec ce qui précède. Se lever à sa place (ne pas partir à moitié courbé!) puis se diriger vers le pupitre ni trop vite (la fusée!) ni trop lentement (l’escargot!). penser à ce que l’on va faire. Penser aux conseils précedents.
            Laisser l’assemblée s’asseoir et le bruit se dissiper.
            Il est important d’assurer son équilibre: talons un peu écartés, pieds ouverts (“à dix heures dix”).
            Se tenir bien droit, sans raideur, buste redressé. Les bras ne doivent pas être ballants, si croisés, les mains sont posées sur le pupitre.
            Penser à regarder l’assemblée avant de commencer et parler vers les deux-tiers de l’assemblée.
            Lever la tête en arrangeant le micro: montrer son visage et non son crâne.
 
            D- Utilisation du micro:
 
            Il est évident que le lecteur doit être compris par l’ensemble des personnes: il faut donc penser à régler le micro à la portée de sa bouche, quitte à faire grincer le support: une lecture qui ne serait comprise que par le premier banc est ratée.
            Utiliser un micro est un long apprentissage. Avec l’expérience, on pourra trouver le moyen de l’utiliser pour créer des nuances dans la lecture: intimité ( distance de 2 à 10 cm) avec faible intensité de voix; récit (15 à 20 cm) lecture courante et recommandée, suivant le type de micros; proclamation (30 à 50 cm) pour les parties qui demandent une certaine solennité.
 
            E- La voix:
 
            Chaque lecteur doit se rendre compte de son volume sonore et de la portée de sa voix, de sa capacité de projection.
            Il faut de toute façon prendre la mesure du local (pièce; chapelle; cathédrale...).
            Nous disposons de deux étages d’amplification:
- la cavité buccale (ah!)
- les fosses nasales plus résonnantes (hein!)
            Il est important de ne pas parler du bout des lèvres, du nez ou de l’arrière-gorge.
 
            L’intonation d’une lecture est également très importante: le “recto-tono” est facile mais monotone. L’intonation modulée est plus moderne mais plus difficile à mettre en oeuvre. Faire très attention à la chute vocale des fins de phrases.
 
            F- Articulation:
 
            Ouvrir la bouche (mais sans exagération!)
Pas de bouillie verbale inintelligible. Il est nécessaire de détacher chaque mot et de ne pas escamoter les fins de phrases ( ce qui est très très fréquent!)
            Les consonnes sont l’armature du texte: bien leur donner leur valeur: percutantes, roulées, chuintantes... Marquer les consonnes doublées et veiller aux liaisons.
            Les voyelles donnent la couleur, la force du texte. Bien les articuler: attention aux accents aigus, graves et circonflexes, aux trémas.
 
            G- Vitesse de lecture:
 
            On lit souvent trop vite. Or, une lecture lente paraît moins longue aux auditeurs. Ils comprennent mieux et peuvent participer en ayant une écoute active. Surtout, bien marquer les coupures, les pauses de ponctuation.
 
 
3/ Le mot de la fin
 
            Ces quelques remarques sont simples. Il est utile de les mettre en oeuvre pour que le service de la lecture liturgique devienne réellement un service rendu à la communauté. N’oublions pas: c’est la Parole de Dieu que nous proclamons!
            Chacun pourra compléter et adapter ces indications à sa propre personnalité.
 
            Reste que ce n’est pas parce qu’on a réfléchi au sens et à la manière de lire la Parole de Dieu que l’on devient pour autant les « lecteurs attitrés » de la paroisse. Chaque baptisé, peut et doit annoncer la Bonne Nouvelle, même dans une assemblée liturgique !
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F


Le site tresor de la foi n'existe plus car ce blog a eu des commentaires à la limite du charitable. Mon but est de répendre ce que demande de faire et de vivre le Magistère de l'Eglise catholique
et rien d'autre. Peux importe mes idées ou ce qui se fait dans tel ou tel diocése.


L'Eglise maintient le latin et la messe célébrée avec respect et dignité en tenant compte de ce qui est dit dans la Prèsdentation Générale du Missel Romain dite PGMR.


Dommage qu'en France on a oublié ce que signifie obéir. je en comprends pas que l'çon puisse critiquer le cardinal Arinze.


Bien à vous.


 



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A


Je suis navré de mon silence depuis plusieurs mois. J'ai essayé cependant de mettre noir sur blanc quelques remarques sur la messe actuellement tel que je dois la vivre chaque dimanche.
Mais pour l'instant je n'ai pas voulu embarasser  votre bmog par des textes non terminés
Merci de votre compréhension.
priez pour moi et prions les uns pour les autres



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A


Mon refus catégorique de l’utilisation pour la messe d’une autre langue autre que celle parlée et comprise du lieu où est célébrée la dite messe
(latin ou autre langue) est non seulement une question de compréhension des textes mais surtout pour des questions d’ordre symbolique.


Quand je vais en réunion de famille, j’ai la moindre politesse de ne pas parler avec les uns et les autres une langue que certains risquent de
ne pas comprendre.


Il y a aussi un troisième aspect de la messe :


En plus de la prière ou proclamation de notre foi à titre personnel,


En plus cette prière ou proclamation de notre foi en communion avec nos frères catholiques présents à la même messe,


Je vois un troisième aspect c’est que notre prière et notre proclamation doit être entendues (symboliquement) vers l’extérieur pour les hommes
du monde proche.


L’idéal (ce n’est pas possible en hiver) mais les portes de l’église devraient être grandes ouvertes vers l’extérieur symboliquement pour que
les passants entendent.


Je compare cette idée au muezzin qui fait la prière du haut du minaret pour que tous entendent et comprennent.


Je compare cette idée à celle qui veut que pour un mariage à l’Hôtel de Ville il est obligatoire en France que la porte de la mairie soit
ouverte vers l’extérieur pour que le mariage soit valable et que les passants entendent (symboliquement) la cérémonie et l’échange des "oui" des mariés.


Alors cette cérémonie de mariage serait-elle valable si elle était dite dans une autre langue que celle du lieu où elle célébrait ?


Je n’ai rien contre la langue latine même du fait que c’est une langue morte, mais ma position serait la même pour toutes autres langues
utilisées qui ne soient pas du lieu.
Je fais naturellement
exception pour certaines messes spéciales et occasionnelles dans une langue pour une communauté étrangère (portugaise,russe,etc…) Mais j’ai bien d’autres choses à dire mais ce sera pour d’autres
fois


Prions tous les uns pour les autres et pour la gloire de notre Seigneur Dieu


Ne voulant pas risquer que vous pensiez que je critique une paroisse, celle de ma résidence principale, je ne vous communique pas mon adresse
personnelle.


Je vous informe de mes impressions mais, connaissant votre énorme travail sacerdotal, je vous demande expressément de ne pas prendre de votre
précieux temps pour me répondre.



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A


Comme avant hier seule une deuxième partie de mon message est passé. Donc voilà la suite 

 


L’Esprit-Saint aurai pu faire parler les apôtres en grec ou en latin qui étaient à l’époque les langues les plus répandues du
bassin méditerranéen et des pays du proche orient. Il aurai pu d’une manière miraculeuse donnait à tous les individus présents la faculté de comprendre le grec ou le latin.


Saint Luc est très explicite :


« Tous (les apôtres) furent rempli de l’Esprit-Saint et
commencèrent à parler d’autres langues »


«  ….chacun entendait parler dans sa propre langue »


L’Espri-Saint, d’une manière miraculeuse, fait parler les apôtres dans les langues usuelles de chaque individu !


Est-il possible de comprendre la primauté pour chaque être humain de sa propre langue usuelle pour le dialogue avec
Dieu ?


Actuellement, il n’y a rien à dire : Quelques soit le genre de messes, les lectures et les homélies sont dites dans la
langue usuelle de la région de la paroisse.


MAIS pourquoi serait-il normal que le peuple, lui, s’adressant à Dieu puisse le faire dans d’autres langues que sa propre
langue, la langue qu’il pense, et par complète absurdité, dans une langue « morte » ?


L’autre exemple est plus proche de nous dans le tems : Notre Dame à Lourdes parle à Bernadette, non pas en araméen (sa
langue maternelle), non pas en hébreu (la langue religieuse de son peuple), non pas en latin (la langue en usage pour les messes à l’époque, non pas en français (la langue du pays qu’elle vient
visiter) mais en patois béarnais pour dialoguer dans la langue pensée par Bernadette.


A méditer.


Prions tous les uns pour les autres et pour la gloire de notre Seigneur Dieu


Ne voulant pas risquer que vous pensiez que je critique une paroisse, celle de ma résidence principale, je ne vous communique pas mon adresse
personnelle.


Je vous informe de mes impressions mais, connaissant votre énorme travail sacerdotal, je vous demande expressément de ne pas prendre de votre
précieux temps pour me répondre.


 



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A


Je crois que la fin de mon intervention n'a pas été enregistrée. Mon message était peut-être trop long
suite :
c) Des membres de l’autorité liturgique qui écrivent trente six versions des prières chantées (1) et qui, sans doute, ont l’autorisation des autorités religieuses.


d) De la multiplicité des chants (2) ce qui empêche que tous les
 fidèles, sans exception, puissent bien les connaître et les chanter de tout cœur avec ferveur.


Certaines paroisses de bonne volonté fournissent, chaque dimanche, les textes de ces chants mais comme les mélodies sont peu connues ou utilisée
peu souvent, les fidèles les ânonnent lamentablement au lieu de les chanter à pleine voix à l’unisson et dans la joie.


Pourtant le peuple est apte à chanter à l’unisson. Il répond en chantant normalement aux phrases en réponse au prêtre juste avant la
préface.


Quand ces chants n’utilisent pas les textes des psaumes, il y en a, parfois, dont les textes sont assez lamentables et assez
incompréhensibles.


e) Des raisons purement techniques qui ne sont imputables à personne.


Des mauvaises sonorisations des
églises ;


Des manques de qualité de diction d’un certain nombre de chantres.


Pourtant il faut rendre hommage à leurs dévouements constants. Il faut prier pour eux car leur exercice d’essayer de battre la mesure pour des
chanteurs muets ou balbutiants les chants pas bien connus, est certainement une épreuve pour eux et une pour ceux qui les regardent.


(Des remèdes à ces 5 premières constatations sont certainement faciles à déterminer. Il suffit de s’atteler sérieusement à ce travail).


f) Le retour de l’utilisation du latin dans les chants (1) :


La désastreuse décision de notre Pape qui, malgré ses grandes
qualités par ailleurs, poussent les fidèles à chanter à nouveau les prières (1) en latin.


« Dieu prends pitié »,


« Gloire à Dieu »,


« Je crois en Dieu »,


« Saint :Saint :Saint ! »


« Notre Père »


et « Agneau de Dieu »


Ce qui est le comble de l’incompréhension. La grande ouverture de VATICAN II pour la liturgie était l’utilisation de la langue du lieu de la
messe.


Ouverture souhaitée par beaucoup d’évêques dès le début du concile et en particulier par l’évêque de Cracovie, le futur Jean-Paul II.


Même si les paroles des prières du prêtre sont dites en langue du lieu, pourquoi les fidèles seraient-ils obligés de chanter leurs prières dans
une langue MORTE, donc non utilisée par ailleurs ?


Là encore, c’est un choix « artistique » d’un homme féru en musique sacré classique et latiniste étant donné ses origines. Mais il a
mis ses goûts à la place de la compréhension des textes par les fidèles.


Il paraît que sa grande culture et son intelligence lui permet de penser en latin. C’est très bien mais ce n’est pas le cas des fidèles qui sont
encore pratiquants.


Notre Pape croit peut-être pouvoir appâter par ce moyen les intégristes et traditionalistes en sacrifiant les espérances de changements et
d’ouvertures de VATICAN II dans ce domaine.


Les fidèles à la messe post-conciliaire sont alors floués.


Deux exemples peuvent étayer cet avis.


Dans l’épisode de la Pentecôte, Luc nous livre un phénomène étrange et miraculeux au sujet des paroles et de l’enseignement des
apôtres aussitôt après avoir reçu le Saint Esprit comme l’avait annoncé Jésus-Christ.


On peut imaginer que le Saint-Esprit avait plusieurs solutions pour que chaque individu présent dans la foule entende et
comprenne ce que disaient les apôtres :


Les apôtres parlaient normalement l’araméen. Donc l’Esprit-Saint pouvait les laisser parler en araméen et Il aurai, d’une
manière miraculeuse, donnait à tous les individus présents et provenant de pays différents, la faculté de comprendre l’araméen.


L’Esprit-Saint aurai pu faire parler les apôtres en hébreu. Ils avaient peut-être certaines notions de l’hébreu et un certain
nombre de présents



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