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 Le presbytère virtuel d'un prêtre

Site d'un prêtre catholique engagé au cœur du monde... Voici mon presbytère virtuel, sans porte ni sonnette. Entrez, et venez voir ! Vous voulez voir à quoi ça ressemble un cyber curé ? Venez donc faire un tour chez moi ! La vie c'est trop important pour ne pas la réussir ! .... . . C'est aussi mon objectif ... Pas vous ?

Que penser des neuvaines adressées à tel ou tel saint ?

Publié le 6 Août 2018 par Xavier Cormary in Exposés sur la foi, neuvaines, prière chrétienne, spiritualité, prière exaucée

 Nombreuses sont les neuvaines pour demander une grâce particulière au Seigneur par l'intercession de tel ou tel saint... S’il s’agit par là d’exprimer une volonté de persévérer dans la prière - persévérance à laquelle Jésus nous invite (Lc 18,1-8) -, alors cette pratique peut avoir du sens.

Mais il faut rester vigilant à plusieurs choses :

Tout d’abord s’adresser à un saint pour lui demander, du haut du ciel, son soutien fraternel, c’est bien, mais à condition que cette dévotion ne s’arrête pas en cours de route et qu’elle nous amène bien au Christ. Comme le note le dicton populaire : "Il vaut mieux s’adresser au Bon Dieu qu’à ses saints !"

Ensuite, le risque est d’attribuer à une formule répétitive un exaucement automatique de la prière. Rien n’est plus anti-chrétien que ces formules de "chaînes de prière" (déposées parfois au fond des églises ou envoyées par courrier de manière courageusement anonyme !) qui garantiraient l’exaucement quasi-magique du seul fait d’avoir été répétées le nombre de fois et de la manière indiqués ou d'avoir, ô péché écologique, photocopié la prière en 81 exemplaires ! Il est vrai que, si nous faisons confiance à Dieu, nous sommes sûrs que notre prière sera exaucée. Mais c’est au sens où elle nous transformera et pas nécessairement au sens où Dieu nous accordera exactement ce que nous lui demandons et de la manière dont nous le lui demandons !

Quant à la tradition des neuf jours consécutifs, il faut se rappeler qu’autrefois les très grandes fêtes liturgiques duraient... huit jours. Avec la célébration de la veille (vigile), cela faisait neuf. D’où la tradition de neuvaine. Depuis Vatican II, seules les célébrations de Noël et de Pâques se poursuivent "pendant huit jours de suite".

Dans son désir légitime de persévérer dans la prière, chacun est donc amené à un petit discernement pour d’une part ne pas confondre ses dévotions privées avec les grands cycles liturgiques, d’autre part ne pas laisser troubler son dialogue personnel avec le Seigneur par des pratiques teintées de superstition de démarches qui, sous couvert de s'adresser à Dieu, peuvent devenir des pratiques ésotériques tournées vers Satan.

 

 

Que penser des neuvaines adressées à tel ou tel saint ?
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